Rando à Ku-Ring-Gai

l
12/12/2006 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

Après quelques semaines de farniente et de clubbing intensifs, je décide d’aller me mettre au vert histoire de vérifier si mes muscles des mollets sont encore en état de me porter… Une certaine mauvaise conscience me gagne : cela fait 5 semaines que je suis là et je n’ai pas encore franchi la limite de la proche banlieue…

 

Finalement, le projet se met en place rapidement : je pars marcher avec Alexandre et David, un Français et un franco-australien rencontrés ici. David a été guide dans le bush pendant 12 ans et vaut donc bien Crocodile Dundee dans mon imaginaire naïf. David, si tu me lis, avoue que la comparaison flatte ton ego…

 

Notre direction : le parc national de Ku-Ring-Gai, situé au nord de Sydney. Un timing précis est rapidement établi, on n’est pas là pour rigoler.

5 h 45 : lever matinal pour éviter les embouteillages à la sortie de Sydney et les grosses chaleurs. J’ai les yeux tout collés et ai encore du mal à articuler des phrases correctes mais c’est pas grave, il n’y a pas d’heure pour les braves.

 

6 h 50 : coup de fil de Dave qui n’a pas entendu son réveil sonner… Bon, ben finalement, Alex et moi décidons de se faire un deuxième petit dèj en l’attendant. Si on aurait su… J’en profite pour me m’enduire de crème solaire et remettre à l’endroit mes chaussettes (j’aimerais vous y voir, vous…).

 

8 h 15 : nous partons sur les chapeaux de roues, la cuisse frétillante et le moral gonflé à bloc. C’est parti pour l’aventure, je me sens l’âme d’une pionnière.

 

8 h 30 : nous sommes coincés dans les embouteillages. Pendant que les mecs s’énervent à l’avant, j’en profite pour finir discrètement ma nuit sur la banquette arrière de la voiture.

 

9 h 30 : arrivée au parc. Nous sommes tous seuls, le temps est beau mais avec une petite brise fraîche, fort utile pour tenir le coup. Premier réflexe : tout le monde éteint son téléphone portable, pas question de se laisser déranger par nos moins vaillants compagnons restés sur la plage à se bronzer la couenne.

 

La minute Mac Gyver : David sort les talkies-walkies qui nous permettront d’appeler les rangers en cas d’accident ou d’attaque surprise par un escadron de kangourous en folie. On s’amuse comme des fous à appuyer sur les boutons et à dire « Allo papa Tango Charlie » avant de se rendre compte qu’ils sont déchargés et qu’ils nous permettront au mieux de nous la péter…

 

La balade longe la rivière et traverse les bois. David joue à merveille son rôle de guide et nous indique toutes les petites choses que l’on ne verrait pas sinon, nous les gens de la ville. On grimpe jusqu’à des cavernes où David nous montre des gravures et peintures aborigènes datant de 2000 ans et donc un peu effacées. Des poissons, des kangourous, des émeus, les blasons des différentes tribus, il nous décode sans problème les symboles gravés dans la roche.

 

En route, nous croisons également quelques goanas, des gros lézards de 1 m 50 de long qui ne sont pas trop farouches et se laissent photographier de près. David nous fait beaucoup marrer en nous indiquant la conduite à suivre au cas où un goana commencerait à courir dans notre direction : crier et partir aussi vite que nos petites jambes grassouillettes nous le permettent (je parle pour moi) et en gesticulant (ça va, je devrais pouvoir gérer ça) parce que si on reste immobile, le bête animal risque de nous prendre pour un arbre et de nous grimper dessus. Après un bref regard à ses griffes, je décide que, finalement, je vais jouer la carte de la sécurité et me cacher derrière mes accompagnateurs.

 

Nous croisons sinon une foultitude de petits crabes rigolos qui vivent dans des petits trous dans le sable. Le dépaysement n’est pas encore total, le sous-bois ressemble à ce qu’on peut trouver dans beaucoup d’autres pays, mais les petites bébêtes croisées ça et là nous donnent un avant-goût de ce qui nous attendra la fois où nous nous aventurerons vraiment hors des sentiers battus. Mais pour une première sortie australienne, je reviens ravie !

 

Le retour à la civilisation est toujours brutal… Alors on passe faire un tour le long de la côte le temps de jeter un œil à d’autres gravures aborigènes et à Lion’s Island, qui, si vous regardez bien la photo, doit son nom au fait que l’on aperçoive le profil du sphinx des pyramides sur les roches à l’extrémité droite de l’île. Enfin, je dis ça, moi je le vois toujours pas…

 

On fêtera la fin de cette super journée avec un barbecue de kangourou (eh eh, je m’adapte vite) qui vaut son pesant de cacahuètes.

 

Prochain épisode : Véro fait du bateau…

 

Note: 0/5 - 0 vote(s).
Imprimer ce message

Syndication :
Par steph de beautiran
le 12/12/2006 à 10:47:33
Ah, sympa le lézard !! c 'est pris en gros plan c 'est ça ? tu veux juste nous faire croire qu'il est énorme mais même pas vrai !!! hihihi !!!
bon, enfin de l' action ! A quand les kangourous ?
Par une "ptite bretonne"
le 14/12/2006 à 09:30:48
Si le"ptit Jean-de-la-source"avait été australien, ce n'est pas "le chat , la belette ,et le petit lapin ", qu'il aurait écrit, mais "le crabe, les goanas et la petite Véro", en attendant "le kangourou, le etc...,etc..!
Par Babine
le 15/12/2006 à 11:09:22
Bon, il était temps que tu nous montres tes talents d'aventurière afin qu'ils se restent pas de simple mythes... Tu nous as tellement ressassé tes excursions zambiennes, tes randos suisses, tes promenades à vélo dominicales, qu'on s'attendait à des départs fracassants, du sac à dos empacté en dix minutes et des photos à dos de kangourous; des feux de camps devant une caverne aborigène, des marches au soleil pendant des heures... Mais voilà que depuis ton débarquement à Sydney tu nous la joue davantage Bridget que Indiana ;-) et que ton seul point commun avec les cactus est ta capacité à rester sur le sable à prendre le soleil pendant des heures!
Alors là, avec cette excursion préparée minutieusement, les talkies, et le pseudo guide-beau gosse, avoue que l'image qu'on s'était faite de ta vie australienne dégringole en chute libre...
Mais on ne t'en veux pas, puisque a priori tu te laisses guider par ce qui te plais (cf. surfeurs à l'aube sur la plage...)...
Par david
le 16/12/2006 à 16:28:49
salut chiechienne,
je voulais juste savoir si les goanas , c'est comme le gros grand méchant lézard vert (l'ami du braconnier) dans Bernard et Bianca au pays des kangourous? Sinon encore felicitations pour ta verve littéraire, ici les vaches vont bien...
bises
david

Laisser un commentaire

Véronique

Note: 4,1/5 - 63 vote(s).

Dans ce carnet

Pays visité(s)

Connection

Newsletter / Suivi

Powered by
Kikooboo.com
(Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage)