Noosa

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19/06/2007 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

 

On me pardonnera le retard, cet article ainsi que les 3 suivants datent de fin mai début juin…

 

Je continue mon périple vers Sydney et m’arrête trois jours à Noosa, dont on n’avait cessé de me vanter les mérites. C’est vrai que c’est une ville sympa (et qui comporte même plusieurs rues, ce dont la plupart des endroits où je me suis arrêtée avant ne peuvent pas vraiment se targuer) si on fait abstraction du fait que quand il pleut, à part hiberner ou aller au cinéma qui se situe à environ quarante mille kilomètres de mon auberge, il y a de quoi devenir dépressif.

 

Je suis mauvaise langue, j’ai eu du soleil le premier jour et en ai profité pour aller me balader dans le petit parc national très mignon de Noosa (et qui recèle de glouglous, comme dans Astérix). Le deuxième matin, un alien a dû prendre possession de mon organisme pendant la nuit puisque je me suis levée à 8h pour aller faire du kayak. Oui, vous avez bien lu, j’ai pratiqué volontairement une activité physique en milieu hostile. J’avoue que cette expédition avait également un but cathartique puisque ma dernière expérience en canoë avait eu lieu au Canada et avait failli se finir par un fratricide (Daviette, je ne sais pas si tu te souviens). Je suis toute contente en partant, j’ai même des petites roues sous mon kayak donc je n’ai pas besoin de me casser le dos à le traîner jusqu’à la rivière.

 

Toujours dans mon élan, je repasse soigneusement au feutre l’itinéraire que je compte suivre sur ma petite carte et grimpe allègrement dans mon embarcation.

 

Jusque là, tout va bien.

 

Deux heures plus tard, ma carte est en lambeaux, je suis assise jusqu’à la taille dans de l’eau glacée, le soleil ne brille plus et de gros nuages gris comment à s’accumuler à l’horizon… Et je suis beaucoup moins rapide que je ne l’avais prévu. Je fais une pause sur une petite plage et tente de faire sécher mes habits au vent. Une demi-heure après, je les renfile, toujours mouillés et remets le cap vers l’auberge où j’arrive, sous la pluie bien sûr, de déjà moins bonne humeur. Je passe l’après-midi sous ma couette à bouquiner, ça me ressemble déjà vachement plus.

 

Je reste un jour de plus à Noosa, le temps de faire connaissance avec quelques bed bugs dont j’arrive finalement à me débarrasser, mais pas assez rapidement pour m’empêcher de me gratter jusqu’au sang à peu près 95 % de la surface de mon corps replet. Inutile de dire que je monte dans le bus avec le sourire.

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Véronique

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