Je bouge ma graisse a Cape Tribulation

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16/05/2007 - Pays : Australie - Imprimer ce message Syndication :

 

 

Finalement, je réussis a sortir de ma léthargie et parviens a organiser une escapade de deux jours dans le parc national de Daintree, plus précisement a Cape Tribulation, malgré mon deux de tension.

 

Après un départ matinal en bus, nous (je suis avec un petit groupe d’Allemandes, de Suédois et de Grands-Bretons) nous arrêtons pour une petite balade a travers une mangrove, le temps de voir quelques oiseux, une araignée grosse comme le poing et de goûter a une fourmi. J’ai fait ma courageuse, c’est pas aussi mauvais que je ne le craignais, ça a une petite saveur citronnée de derrière les fagots.

 

Ensuite, on embarque sur un bateau, a la recherche de crocodiles en train de faire leur sieste sur les bords de la rivière. Je me la joue un peu (dans ma tête, j’ai pas non plus emmerdé mes voisins avec ça) et me dis que théoriquement, après la Zambie, je devrais être la pro du groupe, incollable sur les crocodiles et les détectant la ou les néophytes ne voient qu’une bête souche. Ouais, c’est ça, Véro, on a bien dit théoriquement. J’ai mis 5 minutes a voir le serpent enroulé autour d’une branche a 2 mètres de moi ("ah, le truc gris qui ressemble a un tuyau d’arrosage ?") et a peu près le double avant de repérer les bébés crocodiles ("ah, le petit bout de bois sur le sable ?"). Moment de solitude.

 

Arrivée a Cape Tribulation (je découvre avec stupeur que non, ce n’est pas une ville donc j’ai bien fait d’emmener des barres de céréales parce que le supermarché du coin a la taille de mon ex studio parisien, les prix de Fauchon et une gamme de produits des plus limitée) et mon sac a peine posé dans ma chambrette, je pars directement en direction de la plage au petit trot. Après avoir partagé mon casse-croûte avec toutes les fourmis des environs, je vais mettre les pieds dans l’eau (pas plus, il y a plein de stingers qui n’attendent que moi pour tester leurs tentacules empoisonnées) et entreprends de remonter la plage déserte jusqu’au cap proprement dit. En chemin, je prends un raccourci a travers la forêt en gardant en tête ce que la dame de l’hôtel avait dit "ne pas aller jusqu’a l’estuaire, c’est la que sont les crocodiles". Bien sûr, je me paume assez rapidement et m’assoie sur un tronc d’arbre pour examiner mon semblant de carte. Alors, une intersection, oui oui, c’est ça, un cours d’eau, je m’en souviens et donc… je suis la sur la carte. Si j’avais été dans une bande dessinée, c’est le moment ou une ampoule se serait allumée au-dessus de ma tête : dites donc, ça ressemble drôlement a un estuaire, ici, non ? Je check rapidement que je ne suis pas assise sur un crocodile (on ne sait jamais, peut-être que ça n’arrive pas qu’au capitaine Haddock dans Tintin au Congo, ou Tintin chez les Picaros, je sais plus) et rebrousse rapidement chemin vers la plage, me maudissant une fois de plus devant mon incapacité a me débarrasser de mon dérèglement boussolaire.

 

Le lendemain, après un réveil matinal et une baignade des plus rafraichissantes sous la pluie, je pars faire une promenade de 3 kilomètres dans la forêt tropicale. On m’avait un peu déconseillée de la faire seule, a cause des casoars qui peuvent être agressifs mais je ne suis pas tombée dans ce piège a touristes seulement voué a me faire payer une fortune pour un tour avec un guide. Pour être honnête, j’ai appris ensuite que j’étais une des rares a ne pas avoir vu de casoars, car ils sont parait-il partout. Oups.

 

Bref, de toute façon, une espèce de petit chien ridicule s’est pris d’amour pour moi et m’a accompagnée pendant toute la balade. D’un côté, c’est sympa d’avoir un chien parce que dès qu’il y a un animal dans les parages, il me le signalait. D’un autre côté, il me le signalait en le coursant comme un fou furieux, ce qui m’a permis d’apercevoir un nombre considérable de croupions de poules d’eau, de crabes en panique du coin de l’œil et d’oiseaux effarouchés.

 

Je repars ensuite par la plage vers le Cape Tribulation, le temps de prendre la photo obligée et de manger mon sandouiche. Une fois de plus, mon sens de l’observation me fait honneur : je m’assois a quelques mètres d’un goana qui finira par attaquer un couple qui pique-niquait gentiment a côté... Une attaque pas trop grave, mais bon, le mec a tout de même fini par sacrifier son déjeuner quand le machin lui a sauté dessus. C’est tout de même impressionnant, ça a des sacrées griffes et ça a l’air assez méchant avec sa langue qui gigote dans tous les sens (cf. Bernard et Bianca au pays des kangourous).

 

Je pars ensuite rejoindre mon groupe, allégée d’a peu près 10 kilos perdus en transpirant… Sur le chemin du retour vers Cairns, nous faisons un arrêt baignade a Mossman Gorge. Pour une fois, je fais honneur a mes racines bretonnes et plonge dans l’eau glacée sans broncher sous les regards admiratifs des touristes qui passent sur le pont qui enjambe la rivière.

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Véronique

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