07-04-2007

Permalink Pays: Australie

Good bye Tasmania

Good bye Tasmania Après le départ de Sharon, je passe les deux derniers jours à me balader avec Seamus dans Hobart et à écumer les pubs irlandais de la ville en compagnie d’Irlandais et d’Allemands rencontrés à l’auberge… Après quelques démêlés à la douane (j’avais un peu zappé les consignes de sécurité et n’avais pas moins de deux couteaux suisses, un coupe-ongles et une paire de ciseaux dans mon bagage à main), nous arrivons à Melbourne sous le soleil… Et décidons de repartir illico ! Demain matin, donc, départ pour la Great Ocean Road, une route qui longe la côte sud de l’Australie, de Melbourne à Adélaïde avec Sharon, Seamus et Cédric, qui se greffe à notre petit équipe avant de rentrer à Sydney.

04-04-2007

Permalink Pays: Australie

Port Arthur

 

Le mercredi, pour la deuxième fois de notre voyage, nous n’écoutons que notre courage et nous levons à 5h00 pour aller voir le lever de soleil à l’endroit où nous étions la veille. Après une brève course contre le soleil, nous parvenons au sommet et ni le froid ni la fatigue qui pique les yeux ne parviennent à nous gâcher le panorama.

 

Nous finissons ensuite par céder aux lamentations de Sharon qui voulait absolument aller visiter un petit zoo sur la route et ne l’avons pas regretté. Avec le ticket d’entrée, on reçoit chacun un sachet de nourriture qui nous permet de nous attirer les bonnes grâces des divers bestiaux. Au bout de 10 minutes, c’est l’hystérie la plus totale, nous poursuivons les wallabies, bombardons les émeus et papouillons les bébés wombats… Je vois enfin mon premier diable de Tasmanie, dont la vie en captivité doit un peu opprimer le ciboulot car il ne cessera de faire des tours de son enclos au petit trot pendant les 2h30 que dureront notre visite… Les koalas sont assez chou, mais ne brillent pas particulièrement par leur vivacité. À part mâcher des pousses d’eucalyptus, ils se révèlent même foncièrement inutiles, pour être honnête.

 

Nous nous arrêtons ensuite sur une petite plage où le charme naturel de Sharon frappe une fois de plus : nous rencontrons Tim et Damian , deux Australiens qui nous amènent faire un tour en bateau le long des côtes et des grottes sous un ciel azur… On aura le plaisir d’observer une feeding frenzy, c’est-à-dire une espèce d’amas de phoques, de goélands du Pacifique, d’albatros et de nombreux poissons, tout le monde essayant soit de sauver sa peau ou de s’en mettre le plus possible dans la panse.

 

Suit une brève visite de la Remarkable Cave qui n’a de remarquable que le nom. Je suis mauvaise langue, c’est une grotte qui présente tout de même la particularité d’avoir une entrée qui reproduit assez fidèlement le forme de la Tasmanie. Mais bon, ça casse pas trois pattes à un canard non plus.

 

Nous finissons la journée à Port Arthur, petite bourgade qui a le triste honneur d’avoir couvé en son sein le pire mass murder ayant jamais existé. On cherche la ville pendant une bonne demi-heure, avant de s’arrêter devant un pépé rigolard qui nous explique que nous nous trouvons sur la principale artère. Je tourne la tête, à gauche, une épicerie, à droite, un bar PMU, et c’est tout. Bref moment de solitude.

 

On verra tout de même la ville fantôme, qui abritait notamment des prisonniers et des délinquants juvéniles dont la vie ne devait pas être très marrante, à en juger par la taille des cellules et l’absence de commodités dans les ruines.

 

 

03-04-2007

Permalink Pays: Australie

Tahune Forest Reserve

 

Le lendemain, nous partons faire le Tahune Airwalk, qui est une sorte de passerelle au milieu de la forêt et qui offre une balade sur la cime des arbres, à quelque 40 mètres de hauteur. Ceux qui me connaissent n’ignorent pas que j’ai tendance à avoir le vertige en descendant les escaliers… Je suis donc très fière d’annoncer que j’ai fait toute la balade sans vomir ou m’évanouir. Bon, j’ai pas lâché la main courante (on remarque d’ailleurs mon sourire légèrement crispé sur les photos) et je me suis arrêtée 20 mètres avant la fin, où le pont surplombe la rivière à 50 mètres de haut et ne repose plus sur aucun pilier, de qui fait qu’on sent bien le sol trembler sous ses pieds… Toujours en quête de sensations fortes, Sharon s’offre ensuite un petit tour en glider, une sorte de parapente accroché à un câble qui dégringole à travers la forêt…

 

Nous finissons la journée par un coucher de soleil sur le Mount Wellington qui surplombe Hobart. La vue à 360 degrés est fantastique et vaut bien la perte de quelques orteils à cause du froid.

01-04-2007

Permalink Pays: Australie

Wineglass Bay et Bicheno

 

 

Le dimanche, on part faire ce qui restera mon meilleur souvenir du séjour : une petite rando dans la montagne qui nous mènera à la Wineglass Bay, une des plus belles plages du monde, si j’en crois mon Lonely Planet. L’ascension est rude et on transpire comme des brutes, nous arrêtant de temps en temps pour nous rafraîchir en nous collant aux gros rochers glacials qui jalonnent le chemin. Des efforts qui valent le coup quand nous arrivons sur la plage : du sable blanc, deux pauvres touristes au loin, des albatros qui pêchent à quelques mètres de nous et le plaisir de faire valdinguer nos chaussures de marche pour aller se baigner… Sur le chemin du retour, nous croisons quelques kangourous et trouvons une des curiosités locales au pied d’un arbre : des champignons hallucinogènes que nous décidons sagement de laisser prospérer pour els prochains randonneurs en quête de sensations fortes.

 

Le soir, après s’être goinfrés de noix de Saint-Jacques à quelques dollars le kilo, on remonte dans notre petite voiture et partons chasser le pingouin le long des plages. Les nombreux panneaux sur le bord de la route nous font espérer le meilleur mais las, on ne verra pas le bout du bec d’un pingouin… On a bien eu une fausse alerte à un moment, en voyant un truc noir sortir de l’eau. On l’a coursé dans le noir sur 100 mètres, jusqu’au moment où il est parti se réfugier dans un champ voisin, ce qui a quelques peu semé le doute dans nos esprits troublés. Nous sommes tombés d’accord sur le fait que c’était sans doute un gros rat et l’avons maudit jusqu’à la huitième génération avant d’aller nous coucher.

 

Le lundi, nous sommes motivés comme jamais : tout le monde est debout sur le pont à 4h30 pour aller voir le lever de soleil sur la plage. Finalement, on s’était un peu plantés au niveau timing, et l’heure d’attente par moins 40 degrés nous paraîtra bien longue… Mais un ciel rouge finit par nous réchauffer. Dans la foulée, on part admirer un blowhole, qui est bien mais pas top : en Bretagne, on appellerait ça des embruns. Ici, c’est signalé dans tous les guides, il y a des panneaux tous les 200 mètres sur le bord de la route, les locaux vendent des cartes postales de ce phénomène exceptionnel et limite, ils sacrifient des vierges les nuits de pleine lune pour lui rendre hommage. Avant de quitter Bicheno, nous passons une bonne heure sur une plage à pingouins sans pingouins, pour changer. Après une sieste sur le bord de la route, et un réveil difficile pour Seamus (Sharon et moi avions trouvé très drôle de le couvrir de mie de pain, si bien qu’il a été réveillé par les coups de bec des mouettes du coin, arrivées en trombe), nous partons pour Hobart, la plus grande ville de la Tasmanie.

31-03-2007

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Cataract Gorge

Le samedi, après être allés pique-niquer au bord de l’eau et se balader le long de la Cataract Gorge (puis au dessus en télésiège !), nous quittons Launceston et mettons le cap sur Bicheno, petit bled au bord de la mer. En chemin, nous avons le plaisir de croiser d’innombrables animaux, certes le plus souvent assez plats et sanglants mais bon, faut pas faire les difficiles non plus. Passage obligé et dont nous laissons l’honneur à Saron, amie des bêtes à tendance psychopathe morbide : aller checker la poche des kangourous pour voir s’il n’y a pas de bébé dedans, car la poche se rétracte lorsque la maman est renversée, ce qui peut provoquer la mort du petit sur le long terme. Je refuse à deux reprises de prêter mon couteau suisse à Sharon, qui décide qu’elle ne peut décemment retourner à Sydney sans un porte-clefs en queue de possum coupée par ses soins. Beurk.

 

31-03-2007

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3ème jour : Liffey water falls

Après une grasse matinée bien méritée, nous partons rejoindre Tim et Graham, deux Zimbabwéens croisés sur le ferry et de nouveau au pub. L’un habite ici et nous emmène faire une super balade à travers la rain forest pour aller admirer des chutes d’eau. Grand moment : on voit (bon, de loin et vite fait, mais bon…) un ornithorynque batifoler dans l’onde claire, ce qui est rare car le bougre est d’habitude assez trouillard. Le chemin en voiture sera aussi super, avec des montagnes bleues en arrière-plan, des forêts d’eucalyptus, des arcs-en-ciel à foison et pas mal de bestioles qui croisent la route devant nous. Les photos arrivent, patience !

31-03-2007

Permalink Pays: Australie

Deux diablesses en Tasmanie

5 semaines à Melbourne auront suffi, je décide d’aller me dégourdir les pattes en Tasmanie. Finalement, je finis par rallier une de mes petites camarades de chambre à ma cause, en l’occurrence Sharon, une Sydneysider en quête d’aventure, et instit en maternelle dans la vie… Nous embarquons donc ensemble sur le Spirit of Tasmania, un ferry qui assure la liaison en 11 h, bien décidées à contrôler la véracité de la légende tenace selon laquelle les Tasmans auraient eu à une certaine époque eu quelque peu tendance à se reproduire entre eux… Sans être méchantes, Sharon et moi avons tout de même eu un peu peur sur le bateau en voyant certains spécimens ! Même dans la rue, on a eu quelques petites frayeurs, entre autres lors de notre rencontre avec des officiers de police complètement dégénérés (5 yeux à eux deux). La traversée se passe bien, même si le roulis donne l’impression d’être constamment à trois grammes. Nous partons explorer en titubant le bateau, sommes très déçues par l’absence de piscine ou de sauna et allons perdre 5 dollars au casino avant d’aller échouer sur les banquettes du resto pour la fin de la nuit. Ben oui, on n’avait bien sûr pas de couchettes mais des sièges limite pas inclinables, placés à l’endroit où je suis sûre que nous aurions été les premières victimes en cas de naufrage ou de collision frontale avec Moby Dick. Arrivées à Devonport, nous mettons le cap sur notre auberge de jeunesse, idéalement située dans les quartiers d’un ancien hôpital psy. D’ordinaire pas trop trouillarde ou superstitieuse, j’avoue tout de même que je n’irai pas me balader dans les longs couloirs verdâtres la nuit, il y a une petite atmosphère sympathoche qui n’est pas sans rappeler celle du sixième sens, avec les courants d’air qui font claquer les portes et la pluie qui frappe aux carreaux… Sans compter les innombrables asiatiques qui sillonnent les couloirs et ont l’air trop souriants pour être honnêtes. Parano, moi ? Jamais. Nous avons commencé cette première journée tasmanienne par une sieste, car nous sommes toutes les deux un peu patraques. Comme le résume très bien Sharon, « we came here for the fucking fresh air and we both feel like shit ». Ensuite, balade sous la pluie à travers la très jolie zone industrielle de Devonport avant de terminer dignement la journée en volant un caddie de supermarché pour rapatrier nos provisions du pique-nique du lendemain à notre auberge. Pour lutter contre l’atmosphère déprimante (et compenser le fait que Sharon a malencontreusement renversé notre repas de soir sur la moquette…), nous allons emprunter un DVD, dont nous verrons les 10 premières minutes, avant de se rendormir comme des masses. 2ème jour : Cradle Mountains Le lendemain matin, nous prenons un petit-déjeuner avec Seamus, un copain Irlandais de Melbourne rencontré par hasard sur le ferry. Un mec adorable, qui présente tout de même l’inconvénient d’avoir le pire accent que j’ai jamais entendu. Même Sharon faisait semblant de comprendre ce qu’il disait… De fil en aiguille, Sharon et moi le convainquons que son séjour sera beaucoup mieux s’il nous prend avec lui et une heure plus tard, nous sommes tous les trois dans sa petite bagnole, en route vers le parc national des Cradle mountains. Je pense qu’il a un peu regretté sa décision quand il a vu le tas de bagages que nous avions réussi à accumuler à deux, mais finalement, il a fini par reconnaître la nécessité de voyager avec un oreiller en plumes de 50 cm sur 1 mètre (Sharon), d’un sac de trois kilos de tomates bio (Sharon), d’un vanity rose fuschia (idem) et de 4 paires de chaussures différents (je). Après quelques péripéties (pas ma de kangourous écrasés sur la route…), nous arrivons au parc. Motivés à bloc, nous ne nous laissons pas démonter par la pluie violente et partons à l’assaut du mont Cradle. Finalement, il s’avère que l’on avait bien fait de partir un peu suréquipés pour une rando de 3 h car les gants, écharpes, bonnets et autres polaires nous ont sauvé la vie : au sommet, les rafales de vent glacial nous empêchaient presque de tenir debout et la pluie ne nous a pas laissé beaucoup de vêtements secs… Enfin, nous sommes revenus super contents de cette balade qui nous aura permis de voir un wallaby de près, ainsi qu’un gros wombat tout gras et tout pelucheux qui s’est retrouvé coincé dans une conduite d’eau en fuyant à notre approche. En partant, nous faisons une halte à la nursery de wallabies, arrêt qui nous prendra un peu plus de temps que prévu car Sharon avait décidé qu’elle partirait avec un bébé wallaby, quitte à ligoter le veto sur une chaise et à partir sur les chapeaux de roue avec la bestiole qui lui griffe le menton. Nous mettons ensuite le cap sur Launceston. Comme c’est moi la co-pilote, on se paume forcément un peu et faisons une halte dans le bled le plus déprimant de tout l’univers. A 19 h, il ne reste qu’un magasin d’ouvert, qui fait bar, resto, location de DVD (5 en stock, dont pas un avait moins de 4 ans), papeterie, pharmacie, poste et probablement aussi dentiste et taxidermiste. Il n’y a qu’une rue, ce qui nous permet de démarrer en trombe après notre repas, contents de fuir ce bled. Constatation sans appel de Sharon sur l’ensemble des locaux croisés pendant cette halte: « there was something weird in their eyes »… On n’osait pas le dire tout haut, elle l’a fait. A Launceston, nous logeons au-dessus d’un pub irlandais (pour rendre honneur aux origines de notre chauffeur), ce qui fait que nous nous sentons obligés d’aller descendre une pinte au bar pour se féliciter de nos exploits sportifs de la journée. Finalement, on finira à la discothèque-super-djeuns de la ville, où nous aurons l’honneur de rencontrer quelques spécimens tasmaniens qui renforcent notre théorie de la consanguinité. Vers 4 h du mat, après la 5ème baston qui éclate devant nous, nous décidons de rentrer sagement nous coucher.

27-03-2007

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Les gens...

Quelques photos histoire de mettre des visages sur les noms… On verra tout d’abord la petite équipe des Frenchies de Sydney, toujours prête pour une bataille au mousseux (ce n‘est pas aussi décadent que cela en a l’air, il est vraiment dégueulasse et pas cher) pour fêter un départ, une arrivée, voire un mardi soir au tristement célèbre Gaff. Avant d’aller échouer au Hungry Jack devant un hamburger à la betterave. On remarquera ensuite le possum de Hyde Park, qui nous aura bien fait courir avant de finalement se laisser capturer sur pellicule. Et on finira par les fidèles anglophones du BBs, j’ai nommé Naomi, Patrice et Raph :)

07-03-2007

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Et avec ça, qu’est-ce que je vous sers ?

Déjà deux bonnes semaines que je suis arrivée à Melbourne et je suis assez fière d’annoncer que j’ai trouvé un job. Après avoir fait un tri dans les offres d’emploi affichées dans notre auberge (moyennement envie d’aller ramasser des raisins sous le cagnard ou d’aller danser autour d’une barre métallique en montrant notre QI à tous les passants), Ludi et moi nous rabattons sur les postes en bar et dégotons un essai au Royal Melbourne Hotel, qui a l’avantage d’être à environ 30 mètres de notre tanière. C’est un établissement assez classe, en briques, qui fait resto, bar et boîte le week-end. Pour la petite histoire, c’est une ancienne prison qui serait hantée… Perso, j’ai encore rien vu. Ludi bosse au bar et moi, après avoir baratiné le manager à propos de ma soi-disant expérience dans la restauration, me voit assigner le rôle de serveuse. Jusque-là, tout va bien. Sauf que ceux qui me connaissent savent que je présente tout de même la particularité d’avoir deux bras en mousse. Pour mémoire, je rappellerai aux oublieux que j’avais tout de même dû à l’époque raconter à mon prof de conduite que je m’étais récemment cassé le bras pour justifier le fait que je n’avais pas assez de force pour desserrer le frein à main d’une seule main… Bref, je ne sais pas comment j’ai fait pour réussir mon essai. J’ai rapidement abandonné l’idée de porter deux assiettes avec la même main et me suis concentrée sur un objectif : apporter l’assiette à bon port avec à peu près la même quantité de bouffe à l’intérieur qu’à son départ de la cuisine. Le challenge de la mort qui tue. La journée avançant, je monte en grade (le manager a vite repéré que je présentais des capacités hors du commun) et m’octroie l’insigne honneur de bosser au bar. Je nettoie les verres, les mets à laver, ramasse les verres vides dans la salle et ai même parfois droit de servir les clients. Youpi ! Ramasser des verres, ça paraît de prime abord très simple. Ouais, sauf que je dois les mettre sur un plateau, en équilibre sur mes frêles doigts et slalomer entre les clients avec classe et assurance. Genre. Bilan de la première journée : bien mais pas top. Disons que si on m’avait retenu sur ma paie un dollar pour chaque verre cassé, je serais repartie non seulement les poches vides mais également avec une dette au moins équivalente au PIB de la Guinée-Bissau. Pour ma défense, j’ai tout de même essuyé deux attaques kamikazes de mecs fortement imbibés et occupés à danser sur du Abba, avec à chaque fois un gros crash sur le dance floor à la clé… J’ai été assez mortifiée par mon premier plateau renversé : une tablée de 15 mecs avait dû remarquer que c’était mon premier jour et surveillait tous mes mouvements… Quand les verres ont touché le sol, ils se sont tous levés en criant « olé » ! J’en ai encore les joues qui chauffent. Sur les photos, vous pourrez admirer ma tenue de travail, l’élégance naturelle avec laquelle je porte un plateau et également découvrir Ludi, dite « la planquée » en train de faire semblant de bosser derrière le bar pendant que d’autres s’escriment à arpenter la salle au pas de course sous les yeux revolver de leur cheftaine. Je dis ça, je dis rien.

09-02-2007

Permalink Pays: Australie

Welcome to Poufland

Autant vous prévenir, ce billet ne va pas me valoir que des amies.

Je m’excuse d’avance auprès de toutes mes copines australiennes. Bon, en même temps, c’est vite fait, je n’en ai qu’une. Mais il faut savoir que les lignes qui vont suivre sont le fruit de longues heures d’observation, de discussion avec l’ennemi et d’enquêtes approfondies… Je ne fais que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : ce billet m’a été commandité par Cédric, Aude, Raphaël, Domina, Ludi, Naomi, Guillaume et Patrice pour n’en citer que quelques-uns…

Il est temps que la lumière soit faite sur les Australiennes.

Et puis attention, hein, je vais traiter ici de l’Australienne telle qu’on la trouve dans les endroits que je fréquente le plus, à savoir la plage, les bars et autres boîtes glauques ainsi que les rues de Sydney quand j’ai raté le dernier bus (soit un soir sur deux). Cette étude est donc pas du tout scientifique et complètement biaisée…

Quelques éléments de base :

- L’Australienne n’est pas classe.
Combien de fois l’avons-nous croisée, affalée sur un banc, les jambes écartées, sa robe arachnéenne pleine de tâches de vin rouge à 10 dollars la bouteille, son faux sac Vuitton soigneusement posé dans une fraîche mare de vomi ?

- L’Australienne est saoule.
En tout chemin, en tout lieu, telle Sœur Sourire. Mais pas plus que l’Australien, qui aura en temps et en heure aussi son article sur mon blog.

- L’Australienne a une voix épouvantable.
Combien de fois avons-nous frémi au son de sa voix de crécelle commandant une coupette de faux champagne ou racontant son ouiquend à ses amies et partant dans des aigus qui ont manqué faire exploser la coupette sus-citée ?
Note à l’attention des linguistes : toute comme sa consoeur l’Américaine, l’Australienne aime à ponctuer ses phrases de « like, hum, you know » et autres « do you know what I mean ». C’est con parce qu’on sait toujours ce qu’elle means, vu que ça pète généralement pas trois pattes à un canard, une blonde.

- L’Australienne est blonde.
Mais fausse, hein. Avec les sourcils noirs et les grosses racines qui vont avec. Et le QI, souvent.

- L’Australienne ne sait pas s’habiller.
Sa garde-robe est trop souvent régie par le concept « the shorter, the better » .
Nous (= les Françaises, connues pour notre raffinement et notre bon goût) envisageons de faire interdire :
- les robes de grossesse qu‘elles aiment à porter en toute occasion (mais jamais quand elles sont enceintes, of course)
- les ceintures en cuir portées très très serrées juste sous les faux seins qui se trouvent ainsi coincés sous le menton, les pauvres
- les lunettes de soleil à faire pâlir d’envie Buck Danny et tout mouche qui se respecte
- les chaussures en plastique rose, à talons de 10 cm
- les gros soutifs grisâtres portés sous les dos-nus, les robes décolletées et les maillots de bain (pourquoi mais pourquoi ???).
- les imprimés panthère, les plumes dans les cheveux et les paillettes sur les joues pour aller faire ses courses au Monop... L'Australienne est la reine de l'overdressing, le point culminant étant atteint le jour de la Melbourne Cup.

- L’Australienne porte des faux ongles.
Oui mais aux orteils !!!!!! Je ne savais même pas que c’était possible, et pourtant, je suis un peu une pétasse, il faut bien le reconnaître.

- L’Australienne est sportive.
Mais à sa façon : toute australienne qui se respecte à son abonnement à Fitness first où elle va plusieurs fois par semaine suer sur un tapis roulant ou un rameur avant d’aller se descendre un tonneau ou deux de bière avec ses amies au pub du coin. À l’instar de la pintade, l’Australienne se déplace en groupe, jacasse fort et a souvent la cuisse grasse.

Pour illustrer mon propos, je vais tacher de faire quelques photos lors de mes prochaines soirées. Pour vous mettre en jambe, voici quelques photos prises incognito au Gaff, haut lieu de la culture sydneyenne. C’est court, c’est caliente et c’est porté avec classe.

Bien sûr, il existe aussi des Australiennes cultivées, drôles, ouvertes et naturelles mais
1) c’est beaucoup moins marrant de parler d’elles
2) je ne sais pas où les trouver.





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Véronique

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