19-06-2007

Permalink Pays: Australie

C’est de la bonne

 

 

Après une soirée hautement culturelle avec Micha au cheeky monkey’s (ceux qui connaissent ont certainement encore en mémoire ses tristement célèbres concours de T-shirt mouillé et les incontournables Anglais de service qui dansent sur les tables, trois grammes, ça peut aider à se croire Patrice Hernandez), je pars une journée à Nimbin dans un mini bus arc-en-ciel, avec un chauffeur plein de dreadlocks, un air de Bob Marley en arrière-plan. 

 

Bon alors, un bref exposé s’impose. Nimbin, c’est une ancienne communauté hippie qui vit essentiellement de la culture de canne à sucre. Cela fait trente ans que ses habitants la cultivent, en consomment tous les jours du soir au matin sous les formes les plus diverses et en font le commerce, sous les yeux vitreux du policier local.

 

Ce charmant village est en réalité une seule rue, bordée de boutiques déclinant le thème de la canne à sucre jusqu’à l’indigestion, d’un petit musée assez funky et de boutiques vendant de la canne à sucre à des prix défiant toute concurrence. J’ai failli oublier les célèbres cookies à la canne à sucre vendus dans la rue par les vieux hippies.

 

Bon, je voudrais tout de même préciser que ce n’est pas si idyllique que cela peut le paraître : 30 ans de canne à sucre, ça n’épargne visiblement pas les neurones et il y avait quand même pas mal de mecs avec des têtes qui faisaient peur. La canne à sucre, ça nuit aussi à la santé.

 

Mais bon, c’était assez marrant à voir pour quelques heures. Au retour, on va faire un tour du côté des Minyon Falls, au beau milieu de la campagne.

 

PS : bon, si vous voulez vraiment la vérité, c’était pas de la canne à sucre. D’aucuns appellent ça de la marie-jeanne.

19-06-2007

Permalink Pays: Australie

Byron Bay

 

 

Je passe mes trois premières journées à Byron à combattre une double pneumonie au fond de mon lit. Je faisais tellement pitié à voir (et à entendre surtout) que mes compagnons de chambrée venaient m’apporter ma p’tite tasse de café le matin à côté de mon lit et m’achetaient des oranges pour les vitamines… J’ai dû me regarder dans les 15 DVD pour passer le temps, le son à fond pour couvrir le bruit de mes poumons tombant en pluie sur la couette, une vraie loque. D’un autre côté, je suis maintenant incollable sur Desperate Housewives.

 

Finalement, à peu près rétablie (j’étais toute triste de ne plus avoir ma voix rocailleuse super sexy, mais bon, d’un autre côté, c’était pas mal de ne plus avoir à me cacher pour cracher des trucs verdâtres de la taille d’un gros cochon d’inde), j’ai la super bonne idée de me louer un vélo pour aller jusqu’au phare de Byron. On connaît mes talents de conductrice, je fais demi-tour au bout de 10 minutes, ayant sagement décidé que la conduite à gauche et moi, ça fait trois. Je pars donc à pied en passant par la plage pour mater les surfeurs, malheureusement enrobés des pieds à la tête de néoprène, d’où grosse déception.

 

 

 

19-06-2007

Permalink Pays: Australie

Brisbane

 

 

Enfin, je retrouve avec plaisir la civilisation. Une vraie ville, avec un Mac Do, des cinés et des vrais supermarchés, trop bien ! Je reste une semaine à me balader en compagnie de quelques Suisses rencontrés dans le bus (ah la la, avec quelle tristesse ai-je constaté que je rame toujours autant pour comprendre leur dialecte de paysans…), à faire quelques musées (histoire de dire que ce mois de mai aura aussi été culturel…) et à retrouver quelques visages connus : Micha, une Allemande connue du temps où je bossais à Melbourne, et Marion et Bastien, un couple de Malouins croisés à Airlie Beach. On passe quelques soirées mémorables ensemble au Tin Billy (il y avait du boulot entre les soirées plage et les soirées cow-boy, yiiii-ha !) et au cinéma gratuit… Surtout gratuit parce que personne ne contrôle à l’entrée mais chut chut, ne le répétez à personne…

 

19-06-2007

Permalink Pays: Australie

Noosa

 

On me pardonnera le retard, cet article ainsi que les 3 suivants datent de fin mai début juin…

 

Je continue mon périple vers Sydney et m’arrête trois jours à Noosa, dont on n’avait cessé de me vanter les mérites. C’est vrai que c’est une ville sympa (et qui comporte même plusieurs rues, ce dont la plupart des endroits où je me suis arrêtée avant ne peuvent pas vraiment se targuer) si on fait abstraction du fait que quand il pleut, à part hiberner ou aller au cinéma qui se situe à environ quarante mille kilomètres de mon auberge, il y a de quoi devenir dépressif.

 

Je suis mauvaise langue, j’ai eu du soleil le premier jour et en ai profité pour aller me balader dans le petit parc national très mignon de Noosa (et qui recèle de glouglous, comme dans Astérix). Le deuxième matin, un alien a dû prendre possession de mon organisme pendant la nuit puisque je me suis levée à 8h pour aller faire du kayak. Oui, vous avez bien lu, j’ai pratiqué volontairement une activité physique en milieu hostile. J’avoue que cette expédition avait également un but cathartique puisque ma dernière expérience en canoë avait eu lieu au Canada et avait failli se finir par un fratricide (Daviette, je ne sais pas si tu te souviens). Je suis toute contente en partant, j’ai même des petites roues sous mon kayak donc je n’ai pas besoin de me casser le dos à le traîner jusqu’à la rivière.

 

Toujours dans mon élan, je repasse soigneusement au feutre l’itinéraire que je compte suivre sur ma petite carte et grimpe allègrement dans mon embarcation.

 

Jusque là, tout va bien.

 

Deux heures plus tard, ma carte est en lambeaux, je suis assise jusqu’à la taille dans de l’eau glacée, le soleil ne brille plus et de gros nuages gris comment à s’accumuler à l’horizon… Et je suis beaucoup moins rapide que je ne l’avais prévu. Je fais une pause sur une petite plage et tente de faire sécher mes habits au vent. Une demi-heure après, je les renfile, toujours mouillés et remets le cap vers l’auberge où j’arrive, sous la pluie bien sûr, de déjà moins bonne humeur. Je passe l’après-midi sous ma couette à bouquiner, ça me ressemble déjà vachement plus.

 

Je reste un jour de plus à Noosa, le temps de faire connaissance avec quelques bed bugs dont j’arrive finalement à me débarrasser, mais pas assez rapidement pour m’empêcher de me gratter jusqu’au sang à peu près 95 % de la surface de mon corps replet. Inutile de dire que je monte dans le bus avec le sourire.

17-06-2007

Permalink Pays: Australie

Message personnel

Bonne fête Papa ! Plein de bisous en direct de Nouvelle-Calédonie...

11-06-2007

Permalink Pays: Australie

Grand jeu concours


Pour vous faire patienter jusqu’à la mise en ligne du résumé de ces deux dernières semaines, voilà donc ma nouvelle trouvaille. N’ont droit d’y participer que ceux qui n’ont pas encore été mis dans la confidence…

Mais où sera donc Véro dans exactement 3 jours ??? (oui, je me la joue à la Alain Delon, je parle de moi à la troisième personne du singulier).

Le gagnant recevra toute ma considération ainsi qu’une photo de moi habillée en cow-girl. Hé hé.

03-06-2007

Permalink Pays: Australie

Ces quelques fleurs…

Bonne fête Maman ! Parce que meme loin, je pense encore un peu a toi :)

29-05-2007

Permalink Pays: Australie

Avis à la populace


Je rappelle que l’Australie est un pays du tiers-monde en ce qui concerne la disponibilité et les capacités de son réseau Internet. Là, j’ai de la chance, j’ai enfin pu rajouter plein de photos… Et ca va continuer comme ca... Enjoyez le diaporama et notez bien que j ai mis une video ! On n'arrete pas la technologie ma bonne dame. On peut meme m'y voir, je suis la bombe qui descend l'escalier vers le spa en maillot de bain blanc.

PS : j’en profite pour dire à l’admirateur secret qui met des 5/5 aux photos de moi qu’il peut m’envoyer son CV par email, accompagné d’une lettre de motivation et d’une photo en pied. Sauf si, comme je le suspecte,

a) il fait partie de ma famille ou

b) j’ai déjà passé un accord avec lui pour qu’on se marie si je ne trouve pas mieux d’ici mes 30 ans (3 personnes concernées, on n’est jamais trop prudent, hi hi hi…).

27-05-2007

Permalink Pays: Australie

Requiem for a backpacker

Quand tu dors en backpack’ (comme disent les Français dans la vibe d’ici), tu rencontres des gens tout le temps. Et au bout d’un moment, c’est marrant, tu remarques que tu peux les classifier assez rapidement. Les portraits suivants ne sont pas exhaustifs, bien entendu, mais je suis sûre que vous, petits amis voyageurs, saurez en reconnaître certains, toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé n’étant pas du tout, mais alors pas du tout fortuite…

Sven le joyeux Suédois

À première vue, Sven est un mec en or : il sourit toujours, est plutôt beau mec et est très social. Sauf que Sven est beaucoup trop joyeux, et ce, à toute heure de la journée et de la nuit. Sven, c’est le mec qui te réveille pour se présenter quand il arrive dans ta chambre. Il peut être intéressant de préciser que Sven prend toujours des bus chelou qui arrivent à 3 heures du mat. Le lendemain matin, il saute du lit à 7h30, naturellement de bonne humeur, et dès qu’il voit que tu as le malheur d’entrouvrir une paupière, vient s’excuser de t’avoir réveillé un peu plus tôt. Ensuite, et surtout si tu as la gueule de bois, il sifflote très fort tout en déballant ses affaires pendant une heure. Avant de te demander ton morceau préféré pour te le jouer sur sa guitare (je resitue l’action : toi, tu es toujours en train d’essayer de te rendormir dans ton lit).

Quand il part prendre son bus qui n’existe que pour lui (un peu comme Harry Potter) et qui part toujours en pleine nuit, Sven te réveille pour te dire qu’il t‘apprécie vraiment, te demande de lui écrire ton adresse mail et t’invite chez lui pour les vacances parce que, malgré tout, c’est un mec sympa.

Le mec bourré

Le mec bourré présente de nombreuses variations, mais on peut noter quelques constantes : il vient du Royaume-Uni, te parle tous les soirs en rentrant du pub irlandais et ne se souvient jamais de ton prénom le lendemain, fait tomber toutes ses affaires (et les tiennes en passant) en essayant de rentrer discrètement dans la chambre, ronfle comme une marmotte et quand il se réveille (tout habillé et avec une haleine de chacal mort), stresse tout le monde parce qu’il a perdu son portefeuille / ipod / portable la veille. Mais il a aussi des bons côtés. Par exemple, il connaît toutes les adresses pas chères de la ville pour picoler : les 2-for-1, les happy hours, les promos sur le goon au bottle shop de la gare, bref, c’est le roi des bons plans. Il partage également volontiers sa bouffe avec toi (quand il se fait des pâtes à trois heures du mat) et te fournira la preuve que tu fais partie de son petit cercle d’amis en t’offrant un coup. Voire deux. Voire quarante-sept.

Le mec cool / La fille sympa

Le mec cool t’aide à porter ton sac dans les escaliers, te laisse le lit du bas et sait où on peut acheter les meilleurs kebabs de la ville à deux heures du mat. La fille sympa te prête des denrées rares en backpack, comme des pinces à linges, des cotons-tiges ou du sel et te refile des adresses pour trouver du boulot. Ils ne râlent jamais quand tu rentres tard en faisant du bruit, te prêtent leurs DVD, sont toujours motivés pour sortir et rigolent à toutes tes blagues nulles. Tu rencontres invariablement le mec cool / la fille sympa peu de temps avant son départ. Ça pourrait même être l’homme ou la femme de ta vie sauf que toi tu vas à Perth et elle/lui à Cairns. Généralement, tu lui promets de lui écrire et tu ne le fais pas. Parce que tu as déjà rencontré le prochain mec cool / fille sympa… Oui, le backpacker est volage.

Le relou

Souvent français, il a une spécialité : il peut te tenir la jambe pendant des heures. Sa vie n’a pas de sens s’il ne peut pas la raconter aux autres, qu’ils le veuillent ou non. Il saoule la pauvre nénette de l’accueil pendant la journée, te guette au tournant le soir et adore te faire la conversation quand tu sors de la douche et essaies de retenir tant bien que mal ta serviette de toilette qui glisse dangereusement sans faire tomber ton shampoing et ton gel douche. Il adore les potins et essaie souvent de te soutirer des informations juteuses. Le relou a toujours raison, ce qui mène souvent a des conflits. Parce que, que ça soit clair pour tout le monde, c’est moi qui ai toujours raison ici.

L'OVNI

Il vient d’un pays qu’on a généralement du mal à placer sur la carte (le Trukistan ou la République libre de Boldavie) et a un signe particulier du style : il voyage sans bagages, a une cicatrice qui lui traverse le visage, des cheveux qui lui arrivent au nombril (comme sa barbe d’ailleurs) ou tout le corps tatoué, ne parle aucune langue ou toutes, joue un instrument de musique inconnu ou encore mange des plats exotiques du genre pain aux raisins-salami-nutella ou pâtes au thon et à la banane. Le mec bizarre se révèle souvent sympa, quand tu ne lui parle pas politique (« ma famille a été exécutée sous mes yeux par les communistes quand j’avais 7 ans »), animaux (« petit, mes parents m’ont fait manger mon chat parce que j’avais tapé ma soeur ») ou philosophie (il arrive facilement à te convaincre que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue).

L’homme / la femme-orchestre

C’est une vraie pub pour les boules Quiès. Elle rentre à des heures impossibles et a du mal à rentrer dans son lit qui est au-dessus du tien et grince terriblement. Son portable sonne invariablement au moment où tu t’endors, elle y répond en criant bien fort pour être sûre que tout le dortoir soit au courant des moindres détails de sa vie. Ses affaires tombent régulièrement pendant la nuit et te réveillent en éclatant par terre, elle se sèche les cheveux à trois centimètres de ta tête le matin et fait toujours son sac en emballant soigneusement chaque paire de chaussettes dans des sacs plastiques qui fait crrr crrr. Elle a un rire insupportable et, bien entendu, rit souvent. Si t’as un peu de chance, elle te ramène un mec pour la nuit. Et là tu morfles.

Le mec à poil

Dans tout backpack qui se respecte, il y en a toujours un qui finit à poil. C’est celui qui a perdu un pari lors d’un circle of death et qui a des amis un peu salauds, celui qui a oublié qu’à 10 dans un dortoir, il vaut mieux mettre un pyjama ou encore celui qui fait tomber sa serviette dans le couloir en sortant de la douche (espèce la plus répandue). Généralement, ce genre d’histoire fait vite le tour du backpack et l faite mec à poil donc involontairement beaucoup rire tout le monde.

Bon, là où il faut faire gaffe, c’est que ça peut vite être toi, le mec à poil…

Le groupe

Alors là, c’est tout ou rien. Deux possibilités : soit le groupe est composé de sombres connards alcooliques et bruyants qui se croient chez eux (alors que tu ne fais que les tolérer dans ta chambre, tu étais là avant eux, mince alors) et là, tu les détestes de toute la force de ton petit corps replet, soit il compte des gens cools, alcooliques et bruyants mais comme toi aussi, tu as envie de faire la fête à ce moment-là, ça ne te dérange pas. Si tu as vraiment de la chance, tu formes toi-même ton propre groupe, auquel cas tu appartiens naturellement à la première catégorie pour tout individu qui ne te connaît pas.

PS : ce billet n’est ni dédicacé au mec qui puait des pieds et ronflait et qui m’a suivie pendant une semaine dans le Queensland, ni à la fille qui m’a piquée mon shampoing triple effet volume-couleur-hydratation à 20 dollars la bouteille ainsi que ma culotte préférée n°2 à Airlie Beach. Qu’ils brûlent en enfer, les vils pourceaux.

27-05-2007

Permalink Pays: Australie

Opération Koh-Lanta

Après une nuit passée à comater dans le bus, j’arrive à Rainbow Beach, toujours accompagnée par mes Ecossais et mes Irlandais. Il pleut des cordes, on saisit donc le prétexte pour aller se coucher direct avant d’aller au briefing prévu avant notre départ pour un safari en 4x4 sur Fraser Island, la plus grande île de sable du monde et inscrite au patrimoine de l’humanité… D’ici quelques années, ça ne sera d’ailleurs sans doute plus possible d’aller jouer les Schumacher sur la plage donc j’ai essayé d’en profiter au maximum en m’asseyant sur ma bonne conscience écologique.

Le principe du safari : tu mets dix personnes qui ne se connaissent pas dans un 4x4, leur donnes une vague carte et des tentes et leur souhaites bonne chance… J’ai pas eu trop de bol sur ce plan là et ai tiré un groupe un peu relou, avec 4 Anglais et deux Allemands mous du genou. Heureusement, il y avait 2 Français rigolos comme tout, Aneva et Hadrien, ainsi que Tanja, une Allemande qui avait décidé de voir le bon côté des choses. Les emmerdes ont commencé rapidement, quand nous nous sommes tous retrouvés à devoir aller faire les courses en commun pour 3 jours… A la base, j’avais décidé de fermer ma grande bouche, mais j’ai assez rapidement craqué quand une nénette a commencé à nous faire une liste de ce qu’elle ne pouvait pas manger. Moi je dis, quand on a une allergie au gluten (donc ni pain ni pâtes), au poisson et qu’on est également végétarien, on reste dans son pays. Bref, on a fini par se mettre d’accord dans une ambiance un peu tendue… Le lendemain matin, nouveau topo : on conduit surtout sur la plage donc ça va pas être de la tarte, entre la marée qui monte, la nuit qui tombe, les rochers qu’on voit trop tard et le sable qui n’a qu’une vocation, nous engloutir à jamais. Trois mecs du groupe sont volontaires pour conduire, mais tout le monde a son mot à dire car nous avons tous laissé une caution que nous espérons bien garder… Sachez qu’il est IMPOSSIBLE de dire diplomatiquement à quelqu’un qu’il conduit comme un pied. Maintenant, je saurai. Mais le fossé entre la grande Nation et la perfide Albion s’est creusé un peu plus à cause de moi.

Finalement, c’est assez rigolo, on s’ensable au moment de monter sur le ferry, ce qui nous fait d’emblée passer pour de gros losers… Suivent 20 kilomètres de piste qui nous font découvrir d’un peu plus près le plafond de la voiture. Premier arrêt au superbe lac Mc Kenzie, où tout le monde va se baigner. En en profitant bien car c’est la dernière fois que nous aurons de l’eau douce avant 3 jours… On joue à s’éclabousser, ça dégénère bien sûr en bataille de sable donc j’abandonne rapidement l’idée d’avoir une coiffure digne de ce nom pour le reste du trip.

Le soir, on monte notre tente près de l’épave d’un bateau et nous retrouvons avec deux autres groupes super sympa, dont mes copains des Whitsundays. La nuit tombe à 5h30, c’est donc l’heure d’ouvrir les glacières et de commencer à s’amuser autour d’un barbecue (aparté : mon correcteur orthographique m’indique que ce mot est un anglicisme et me suggère de le remplacer par grilauvent, on aura décidemment tout entendu). La soirée est assez rigolote, nous nous retrouvons régulièrement à dix nénettes dans les dunes pour aller faire pipi, car il n’est pas conseillé de se balader seul dans la nature à cause des dingos. De toute façon, je pense que le spectacle de dix paires de fesses sablonneuses aura suffi à effrayer tout animal sauvage sain d’esprit. En tout cas, ça a marché avec les mecs. Vers minuit, chacun s’efforce de retrouver sa tente dans le noir, et j’ai le plaisir de découvrir que celle que je partage avec Tanja, une Allemande rigolote, a visiblement servi de but pendant la finale Ecosse-Angleterre de foot… Et abrite conséquemment une mini dune… Trop fatiguées pour remédier au problème, nous y passons une nuit assez frisquette…

Le lendemain matin, je suis réveillée par un dingo qui cherche à manger et décide de saisir l’occasion pour aller admirer le lever du soleil sur l’épave du Maheno. Oui, vous avez bien lu, je me suis levée de ma propre initiative à 5h30. J’ai pris plein de photos, comptant bien les revendre ensuite à prix d’or à mes amis trop feignants pour me suivre. A 7h, tout le monde commence à émerger et nous partons après avoir dégusté quelques œufs brouillés sur du pain de mie humide. Heureusement qu’il y avait du Ketchup pour relever le niveau. Ouais, je sais, il y a encore des efforts à faire au niveau culinaire…

Cap sur la champagne pool, un bassin naturel entouré de rochers et où les embruns créent des bubulles dans l’eau, d’où le surnom de l’endroit. Ensuite, nous escaladons Indian Heads, un gros rocher du haut duquel nous pouvons observer des dauphins et quelques requins dans la mer. Au retour, nous voyons de très près quelques dingos sur la plage, entre deux poussages de voiture ensablée... Le soir, re-camping sauvage avec d’autres groupes et soirée calme à chanter autour d’une guitare, ambiance kumbaya, kumbaya pour changer ! Bonne nuit pour tout le monde car la température est un peu remontée. Enfin, pour tout le monde sauf pour Anne qui s’est faite piquée par des bed bugs, des petits insectes vicieux qui vivent dans les matelas des backpackers et qui est donc couverte de boutons dégueulasses et très irritants.

Le dernier jour, nous partons à l’escalade d’une énorme dune avant d’aller faire trempette dans un petit lac coincé entre le sable et la forêt. Nous partons reprendre le ferry, le temps de se faire une dernière virée le long de la plage et de rester coincé dans le sable, juste pour le fun. Arrivés à Rainbow Beach et super motivés, quelques-uns d’entre nous trouvent encore le courage d’aller escalader la grande dune pour admirer le coucher de soleil sur les falaises multicolores qui donnent leur nom au bled. J’avoue que le fait que notre guide était le beau Brad, grand Australien au corps musclé par le surf et brûlé par le soleil impitoyable n’était pas pour rien dans ce regain de motivation parmi les nénettes du groupe. A suivi le meilleur moment de la journée : la douche chaude (après 3 jours sans brossage de dents ni eau courante…) qui te permet d’enlever la crasse qui recouvre tes pieds ainsi que les trois kilos de sable coincés dans différents endroits de ton anatomie que tu as récoltés en marchant et en dormant sur la plage. Soirée calme à l’auberge, tout le monde est crevé et nous prenons un bus tôt pour Noosa, la prochaine étape de mon voyage.

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Véronique

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