22-10-2006

Permalink Pays: Singapour

Quittage de Singapour

Petit cadeau de la compagnie : mon avion pour l’Australie ayant 8h de retard, on me propose une nuit en 4 étoiles, dans un hôtel très chic avec piscine… Je ne dis pas non, ça changera agréablement de mes voisines ronflantes et du gros mossieur-tout-moche-et-tout-nu-qui-sort-de-la-douche de l’auberge de jeunesse.

Comme en prison, j’ai eu le droit de passer un coup de fil pour prévenir de mon retard mais pas de bol, je tombe sur le répondeur d’Isaac. J’ai une brève prière pour qu’il soit là le lendemain à mon arrivée. J’avoue que je me suis sentie un peu pouilleuse avec mon vieux pantalon et mes godasses de marche dans le hall de l’hôtel (le portier était plus classe que moi) mais j’ai assez vite oublié mes états d’âme après une trempette dans l’énorme piscine à débordement et une virée au buffet (sushis à volonté, homard à la louche, fontaine de chocolat où l’on peut tremper des bouts de melon, moi je dis, ça valait bien l’île du Plaisir des 12 travaux d’Astérix).

Seul point noir : le réveil à 2h15 le matin. Ça tombe bien, c’est justement l’heure à laquelle je suis au summum de la forme. J’ai bu 4 cafés entre mon lever et l’avion, avec comme effet pas grand-chose. J’avais tellement une tête de déterrée même le douanier a ri. Je le prends comme un compliment, je fais rire les gens.


18-10-2006

Permalink Pays: Singapour

Après Saint-Malo et Saint-Herblain, Singapour*


*Je précise que ce jeu de mots foireux n’est pas de moi. Le coupable se reconnaîtra. Hein, Papa ?



Pêle-mêle, les quelques trucs qui m’ont fortement interpellée au cours de mon séjour :


- le compte à rebours au feu rouge (je vous raconte pas le stress, plus que deux secondes, une seconde… ARGH).

- dans les transports publics, interdiction de manger, de boire et de s’embrasser… On peut se moucher sans risquer la prison à vie ou pas ?

- dans les rues, le fait qu’il n’y ait aucun chien et au total trois chats (sans queue…) a fait ressurgir mon racisme primaire (« c’est vrai qu’il avait un drôle de goût, ce porc à la cause aigre douce, ce midi… »).

- les souks indiens ou chinois où tu peux tout acheter, des tulipes en plastique aux groins de porcs séchés (miam miam, ça croustille drôlement) en passant par les tongs Gucci à 5 dollars (j’avoue, j’ai craqué) et les lunettes de soleil de Paris Hilton.

- les temples où l’on peut aller brûler ses petits bâtons d’encens (j’ai eu un peu de mal à me fondre dans la masse des fidèles mais j’ai eu la présence d’esprit d’enlever mes chaussures précédemment citées avant d’entrer, genre je connais vos mœurs).

- les gentils gens toujours près à m’indiquer le chemin (comme d’hab, la première chose que je fais en arrivant dans une ville inconnue, c’est me perdre et je n’ai une fois de plus pas dérogé à la règle).

- enfin, les jupes et décolletés qui n’ont rien à envier à leurs collègues d’Europe de l’Est, au niveau du nombre de cm2 utilisés. Le vendredi et le samedi soir sur l’esplanade de Singapour(la balade trendy), y a de la meuf, comme disent les jeunes, et il y a aussi du mâle gominé et Dolce-&-Gabbana-isé, je ne vous dis que ça.


Bon, n’oublions tout de même pas que l’un des côtés les plus agréables du voyage, c’est que l’on peut découvrir plein de bonnes choses à manger. J’avoue que j’en ai bien profité : j’estime que marcher toute la journée par 30 degrés compense bien les rouleaux de printemps, le canard laqué, le crabe au poivre noir (toi, je te retiens, mon coco) et la petite bière du soir sur la terrasse de mon backpacker en compagnie d’autres routards.








18-10-2006

Permalink Pays: Singapour

J’aimerais bien que quelqu’un m'attende…




C’est ce que je me dis à chaque fois que je débarque dans un aéroport, une gare, un arrêt de métro... Et bien souvent, je me dis que c’est débile puisque je ne connais personne là où je vais. Lodgaïk.



Imaginez donc un peu ma surprise en sortant de l’avion à Singapour et en trouvant une p’tite dame toute bridée (d’un autre côté, elle aurait porté un boubou, ça aurait été louche) et toute souriante portant un panneau de 2m sur 2 (oui, j’exagère, mais bon, de toute façon, vous pouvez pas vérifier, na na nère) où figure mon nom.



Deux explications :



a) l’homme de ma vie a enfin trouvé mon adresse, mon téléphone et mon numéro de vol. Il m’attend à la sortie de l’aéroport sur sa blanche aqueunée, haqquenée, acné, euh, mule.



b) il y a une couille dans le potage.



Bien sûr, ils avaient paumé un bagage parmi les 400 présents dans l’avion et devinez sur qui c’est tombé ???? Décidée à ne pas me laisser abattre, je prends mon courage à deux mains et ma valise de l’autre (ce zeugma est dédicacé à J-L B.) et me dirige vers la sortie. Surprise, les Singapouriens sont blagueurs, en fait, mon sac est là, tout gros, tout content. Après des retrouvailles passionnées, hop, je sors prendre un taxi. Et là, le choc. Il fait 35 degrés et l’air est humide, mais humide… C’est le sauna, et ma peau diaphane et veloutée de Bretonne réagit illico. C’est donc transpirante et rouge comme une tomate que j’arrive à mon auberge de jeunesse, fort sympathique au demeurant. Là, pendant 5 jours, je vais voir défiler toutes les nationalités mais dois avouer que mes petites camarades de chambre ont été très bien, à part celle qui puait vraiment grave des pieds et celle qui s’escrimait à me parler en portugais de ses problèmes de pacheport. Je fais également une spéciale dédicace à l’adorable pépé chinois que j’ai initié aux secrets d’Internet et qui m’a dit que je ressemblais à Julia Roberts (« Merci, merci, humble vieillard, je sais, mais c’est plutôt elle qui me ressemble »). Rhoo, ça va, hein, si on peut même plus se jeter des fleurs…









Véronique

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