29-07-2007

Permalink Pays: Australie

Ce n’est qu’un au revoir…

 

 

Quelques jours à Cairns marquent la fin de notre voyage d’un mois : pour une fois, je suis en terre connue et peux donc refaire avec les parents l’itinéraire déjà parcouru il y a maintenant presque trois mois : Cape Tribulation et ses casoars toujours invisibles, Port Douglas et ses palmiers et la barrière de corail avec ses poissons multicolores.

 

David revient de Green Island avec sans conteste le coup de soleil le plus ridicule de la semaine : on voit encore les traces de doigts de Maman sur son dos et même si le cramoisi a laissé place à un beau bronzage, je pense que je vais pouvoir me gausser de lui pendant encore quelques semaines.

 

Les parents reprennent l’avion sous le soleil, Maman pour Paris et Papa pour Kaboul. Pour rassurer Maman qui pensait que nous fêterions leur départ par une grosse chouille : eh bien non, nous sommes allés faire ce dont nous avons été privés, malheureux que nous sommes, pendant un mois : une grosse sieste. Et avons de même coup retrouvé les joies du backpack et de ses dortoirs animés !

 

Il reste un peu plus de trois semaines à David en Australie : le programme exact n’a pas encore été établi car David attend des réponses pour aller bosser dans une ferme pendant une semaine en wwoofing. En gros, c’est du travail bénévole en échange du gîte et du couvert dans des exploitations plus ou moins agricoles et souvent très alternatives… Nous espérons pouvoir conjuguer ça à une descente de la côte Est !

 

29-07-2007

Permalink Pays: Australie

Kakadu

 

Le Kakadu est un immense parc national situé dans le Nord du pays, dans la région de Darwin. Pendant ces 5 jours, nous arpentons ses 40 000 kilomètres de sentier (ce chiffre est aimablement fourni par mes mollets), admirons ses roses couchers de soleil, ses oiseaux tous plus colorés les uns que les autres, ses cascades (enfin, celles qui ne sont pas à sec) et ses redoutables crocodiles…

 

Notez que j’ai bien failli ne pas être là pour vous raconter le Kakadu : je suis passée à 2 doigts d’une mort atroce et passablement ridicule, ce qui me vaut toujours les lazzis et les quolibets de David. Imaginez-vous que ma jupe a failli prendre feu un soir grâce à un imbécile heureux qui avait eu la bonne idée de placer une bougie sous ma table pour créer une ambiance romantique au resto…

 

 

 

29-07-2007

Permalink Pays: Australie

Bijour Missieur Vincent*

(*Pour les ignares, se reporter au sketch « les envahisseurs » des Inconnus)

 

L’un des stops les plus mémorables de ce road-trip sera sans discussion Wycliffe Well. WW doit compter dans les 3 habitants permanents qui, s’emmerdant un peu dans leur trou, ont eu l’idée du siècle : déclarer que cette station-service était un lieu privilégié par les extraterrestres pour enlever les terriens. Et accessoirement, la décorer avec un raffinement qui ferait rougir cette chère Nadine de R. Résultat : on ne sait plus où poser ses grands yeux ébahis : sur un Elvis en carton-pâte, un cochon géant, l’incroyable Hulk qui garde les chiottes, la pancarte d’accueil ? D’où un ceratin nombre de photos à la con que vous aurez le plaisir d’admirer ci-dessous…

 

Nous passons admirer les gros rochers ronds de Devil’s Marbles avant de continuer notre route vers Katherine. Pas de bol : Katherine est d’habitude une paisible petite bourgade. Une semaine par an, sa population triple au moment du Katherine Show. Et, pim pam poum, devinez qui a atterri là à 20h sans avoir réservé de chambre ? On a tout d’abord pensé dormir dans la voiture, mais la vue des flics venus disperser les aborigènes alcoolisés nous a un peu passé l’envie. Nous nous voyons donc forcés de rebrousser chemin vers Mataranka dont nous profiterons des sources d’eau chaude au petit matin.

 

29-07-2007

Permalink Pays: Australie

Flinders Ranges: Wilpena Pound

 

Ce sera notre premier parc national et nous en gardons tous un très bon souvenir malgré les températures un peu hard : dur d’imaginer qu’il faille gratter la glace du pare-brise au mois de juillet en Australie et pourtant… Les ballades que nous faisons sont pour le moins sportives mais valent le déplacement et nous permettent d’apercevoir d’innombrables kangourous et autres émeus… Papa développe à ce propos une technique inspirée par ses racines de trappeur  canadien et parvient à approcher les piafs en se déguisant lui-même en émeu grâce à une veste habilement posée sur son gros sac à dos et lui permettant d’évoluer incognito au milieu du troupeau. Voir la photo plus bas…

 

On se moque, on se moque, mais c’est tout de même lui qui fera les plus belles photos !

 

24-07-2007

Permalink Pays: Australie

Traversée du bush

 

Histoire de nous rapprocher au maximum du Bruce moyen, nous décidons de rallier Darwin, dans le nord du pays, par voiture… Près de 1700 km à travers le bush, ses kangourous suicidaires, ses stations-service à la Bagdad Café, ses aborigènes dont les difficultés d’insertion sont malheureusement flagrantes et ses centaines de canettes de bière lancées par la fenêtre du pick-up du fermier local.

 

Nous partons pour Alice Springs (en plein milieu du pays, vous pouvez pas vous tromper) en passant par Kings Canyon où nous faisons une superbe rando. Le soir, fête du slip au programme : nous mangeons dans une espèce de grange avec barbecue et animation chanson sur un podium en caisses de bière. Maman descend verre du vin sur verre de vin en attendant son steak qui finira par arriver avec 45 minutes de retard pendant que Daviette est mort de trouille à l’idée de devoir chanter du Abba devant tout le monde et que je me fais draguer par le barman un peu déprimé.

 

Dans le coin d’Alice Springs, les 3 plus actifs d’entre nous (ah ah ah, devinez qui s’est débiné…) partent faire 40 kilomètres à vélo en direction de Simpson’s gap où nous retournons ensemble le lendemain à pied voir les pas trop farouches black-footed wallabies.

 

24-07-2007

Permalink Pays: Australie

Uluru, enfin !

La journée aurait pu très mal commencer : après une très courte nuit de sommeil, Papa jette par erreur la clé de la voiture dans la boîte aux lettres destinée aux clients quittant l’hôtel en dehors des heures d’ouverture de la réception… Un peu balot, on sait. Je tente de faire mon Mac Gyver avec une épingle à cheveux, mais bon, sans aimant, c’est un peu mort. Heureusement, nous finissons par réveiller un gentil employé et partons finalement dans la joie et la bonne humeur prendre nos deux avions. Un vendredi 13. Aie aie aie, sans être superstitieuse, j’étais un brin nerveuse. Et j’ai eu raison puisque j’ai été choisie de manière aléatoire pour subir un examen censé détecter des traces d’explosifs sur mes affaires et ma petite personne.

 

Bref, tout finit par s’arranger et nous atterrissons sans encombre à Uluru, après avoir pris force photos du mauvais rocher depuis l’avion… Ca va, on ne peut pas tout savoir du premier coup non plus. Le temps est superbe et la lumière magnifique, mettant en valeur le bleu du soleil et le rouge du désert. Nous sommes en revanche toujours en anorak, car le vent est redoutable. Nous nous offrons un magnifique coucher de soleil sur Uluru et je le dis pour tous les relous qui avaient tenté de me décourager : non, Uluru n’est pas qu’un gros rocher au milieu du sable… On a beau voir vu des centaines de photos, l’effet est toujours impressionnant quand on l’approche et le rocher offre de multiples facettes qui valent le déplacement.

 

Pas de grimpette pourtant : le rocher est sacré pour la tribu aborigène des Anangu, qui demande donc aux visiteurs de respecter le lieu et de toute façon, le sommet est fermé ce jour-là en raison des vents violents qui balaient la cime. Et j’ai la flemme, bref, plein de bonnes raisons pour rester en bas.

 

Le lendemain matin, nous arrivons un peu à la bourre pour le lever du soleil (normal, je n’allais tout de même pas assister à ce moment historique les cheveux non lavés et non maquillée). Après un très beau spectacle sur fond de tartines de Nutino, nous faisons le tour d’Uluru (10 km) puis mettons le cap sur les Olgas et la Malpa Gorge, où nous abattrons tout de même une autre bonne dizaine de kilomètres...

16-07-2007

Permalink Pays: Australie

Adelaide et Kangaroo Island

On espérait trouver le soleil en partant de Sydney, mais nous arrivons à Adelaide sous la pluie… Le temps de louer une voiture et nous prenons le ferry pour Penneshaw, sur Kangaroo Island. Pendant les 3 jours que nous passons ici, on aura droit au soleil mais pas question de quitter l’anorak et les chaussettes de laine. L’hiver australien peut être frisquet, les parents abandonnent rapidement l’idée de revenir bronzés ! L’île est très verdoyante (tu m’étonnes, vu la quantité de pluie qui y tombe…) et regorge d’animaux en tout genre… Je vois enfin des pingouins (après d’innombrables raids sur les plages de Tasmanie à des heures indues d’où nous étions revenus broucouilles) ; David voit son premier kangourou pas mort et son premier koala (de loin mais il a l’air content) ; en revanche, on peut se brosser pour apercevoir un bout de bec d’ornithorynque… Visiblement, l’animal est extrêmement timide et nous n’avons que moyennement la patience de nous choper des gerçures au fessier sur un tronc d’arbre vermoulu dans le vent glacial à attendre qu’il daigne sortir de son étang pourri. Je reviens hystérique de nos expéditions sur les plages à phoques : finalement, c’est décidé, j’abandonne l’idée, ô combien banale, du lapin angora pour adopter à la place un bébé phoque. Reste plus qu’à trouver un proprio à Bern qui accepte mon nouveau compagnon. C’est pas gagné. Sans plaisanter, on peut passer des heures à les regarder jouer, nager et glandouiller dans le sable. Sinon, entre deux saunas (David et moi nous lançons des défis débiles de résistance à la chaleur, j’ai failli y rester), nous allons assister au repas des pélicans, individus morfales s’il en est, avant un détour par les remarkable rocks, qui le sont, pour une fois (remarquables, suivez un peu).

16-07-2007

Permalink Pays: Australie

Sydney au pas de course

Je commence par m‘excuser pour ce silence qui jette le discrédit sur toutes mes promesses d’écrire plus souvent… Mais il faut bien avouer que l’itinéraire choisi par les parents n’avait pas exactement été conçu pour traverser des contrées où les cafés Internet abondent. Imaginez donc, j’ai dû sacrifier aujourd’hui une promenade à vélo pour mettre mes billets en ligne ! Moi dont les mollets frétillaient déjà à la pensée de me taper 40 bornes sous le cagnard autour d’Alice Springs… Bref, toute la petite famille est bien arrivée à Sydney, fatiguée mais contente de me retrouver à 5h du mat (je suis sûr qu’ils ont fait exprès d’arriver si tôt…) à l’aéroport. En attendant que la chambre soit prête, balade à travers les royal botanical gardens où Papa se fait agresser par des cacatoès déchaînés, avant de rejoindre l’opéra. Finalement, toutes leurs bonnes résolutions de se caler directement sur le rythme australien sont rapidement jetées aux orties et tout le monde s’octroie une petite sieste de 6h avant de ressortir manger, enfin… Oui parce que pour ceux qui ne connaissent pas les coutumes familiales, le repas du midi est facilement zappé par certains membres de la famille Laurent, au détriment des autres… Aucun nom ne sera cependant livré ici à la face du monde, je ne suis pas là pour ça. Pour finir la soirée, je tente d’amener David à King’s Cross mais la honte, ne parviens pas à retrouver le chemin… Il faut dire que je pourrais faire le trajet à partir de la porte de mon ancien chez moi les yeux fermés mais si on me change d’endroit, je suis comme une poule face à une bicyclette. Le lendemain matin, visite du quartier « historique » de Sydney, the Rocks. Vous noterez bien les guillemets : historique, dans ce jeune pays, c’est au grand maximum vieux de 200 ans… Maman me fait monter le rouge au front quand ses questions me font réaliser mon ignorance face à des questions aussi importantes que l’âge exact du plus vieux bâtiment de Sydney, le montant du SMIC local ou encore le fonctionnement du système politique de ce pays où je vis depuis 9 mois... Nous embrayons sur une promenade entre les plages de Bondi et de Coogee, le temps de constater que la température ne nous permet décidément pas d’aller ne serait-ce que tremper nos orteils dans l’océan. Le lendemain, réveil matinal pour profiter de notre dernière journée à Sydney. Projet du jour : une promenade de 10 kilomètres à Manly, que nous rejoignons en ferry. Et accessoirement : me faire regretter à mort d’être sortie la veille jusqu’aux petites heures du matin avec Seamus écumer les tripots de Gerorge Street pendant que tout le monde ronflait paisiblement à l’hôtel… Jolie balade tout de même, sur les bords de mer et à travers des quartiers cossus. Sur les rotules (surtout moi, qui viens de décider que je suis trop vieille pour les nuits blanches), nous rentrons à l’hôtel faire nos valises car nous repartons le lendemain aux aurores pour Adelaide.

02-07-2007

Permalink Pays: Australie

Ils débarquent !

Je quitte Nouméa le 1er juillet et passe la douane sans encombre cette fois. J’ai tout de même dû descendre le contenu de ma gourde cul-sec car les liquides ne sont pas admis dans l’avion… Inutile de dire que je me suis félicitée de l’avoir remplie d’eau et non pas de vodka. Big up sinon à la chambre de commerce et d’industrie de Nouméa qui a fait installer le wi-fi gratuit dans l’aéroport. La Calédonie a l’un des réseaux Internet les plus chers du monde et le débit est souvent un peu pourri, ce qui explique mon silence pendant ces deux dernières semaines. Je suis donc à nouveau à Sydney, fin prête pour aller accueillir la petite tribu qui rapplique demain jusqu’à fin juillet. David reste trois semaines de plus avec moi, sa sœur préférée, le temps que je lui fasse découvrir le côté obscur de l’Australie, après un mois de rando, de musées et d’activités culturelles en compagnie des parents. Je tenterai pendant tout ce temps de continuer à poster mes articles…

02-07-2007

Permalink Pays: Australie

L’île des pins

Je quitte Nouméa sous la pluie, déjà résignée à visiter la magnifique île des Pins sous la pluie… Pourtant, quelqu’un a dû entendre mes prières puisque le soleil est là à mon arrivée. Je commence par un tour en bus de l’île, histoire de découvrir ses plages blanches, son eau cristalline, ses grottes impressionnantes, ses mignonnes petites églises et ses prés verdoyants… Visiblement, les visites sont organisées autour des endroits qui ont servi au tournage de Koh-Lanta, et je me retrouve un peu exclue de tout cet engouement, vivant depuis maintenant plus de 7 ans dans le dénuement le plus total (=sans télé). Mais bon, c’est joli quand même. Après un sandwich sur la plage, je pars en direction de la baie d’Oro, où je rejoins une piscine naturelle après une courte traversée de la forêt. J’ai malheureusement oublié de prendre mon masque, mais l’eau est tellement claire que j’ai l’impression de me baigner dans un aquarium. Je me coupe salement un doigt de pied sur un coquillage et passe quelques minutes atroces à appréhender les douleurs terribles qui ne devraient pas tarder à apparaître, marquant la triste fin de ma pitoyable existence. Finalement, lassée d’attendre, je finis par regagner le bord clopin-clopant. Le retour en bateau est superbe, et je reste admirer le coucher de soleil sur le pont, sans gaspiller une pensée aux trois heures de démêlage qui ne manqueront pas de ponctuer cet interlude clichéo-titanicesque. J’ajoute une petite vidéo prise avant d’embarquer. Je suis encore en train d’apprendre, et visiblement j’ai tourné un peu vite sur moi-même. Enfin, si vous arrivez à ne aps vomir avant la fin, c’est très joli.

Véronique

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