29-04-2007

Permalink Pays: Australie

Sous le soleil exactement

Après deux jours à se balader dans Cairns (j’en ai assez vite fait le tour, le temps de découvrir les jardins botaniques et le marché où l'on peut acheter 10 avocats pour 2 dollars, ce qui devrait suffire à calmer mes envies de guacamole pour quelques semaines maintenant…), j’ai passé mon dimanche sur un catamaran, à la découverte de la Great Barrier Reef. Armée d’assez d’écran total pour protéger tout l’équipage, j’ai embarqué à 7 h ce matin (ah ah, on ne pourra plus dire que je ne me lève jamais tôt… Il me faut juste une bonne raison…) en direction d’Oyster Reef. Au programme, farniente sur le pont avant de faire mon baptême de plongée. Finalement, c’est plus simple que je ne le pensais, il faut juste le temps que le cerveau accepte l’idée qu’il est possible de respirer sous l’eau ! J’ai donc pu faire, accompagnée de mon instructrice et de deux japonaises terrorisées, une balade dans les coraux, à la poursuite de poissons et autres créatures marines. Honnêtement, c’était trop le panard, il ne manquait plus que Jean-Marc Barr pour que le tableau soit parfait. J’ai attendu et, une fois de plus, il n’est pas venu.

 

 

 Ensuite, on nous dépose sur une minuscule île paradisiaque (du genre de celle où Johnny Depp se retrouve à boire du rhum, dans Pirates des Caraïbes, pour les connaisseurs) où je choisis de privilégier les palmes et le tuba au mélanome. Je n’ai pas vu le temps passer et ai barboté tout l’après-midi, jusqu’à en avoir les doigts aussi ridés qu’un papy de 95 ans. C’était vraiment super de se retrouver au milieu des poissons, pas du tout intimidés, à courser les raies (mention spéciale à la célèbre raie Dayfaiss, assez commune en Australie mais toujours appréciée), à chercher les Nemo cachés dans les anémones et à découvrir tous les petits habitants des coraux dont j’ignore le nom. Le monde du silence, ça fait du bien aussi, on n’entend que le bruit des poissons qui grignotent les coraux sous l’eau…

 

 

Grand moment : j’ai retrouvé mon vieux pote le concombre de mer, animal d’une nullissimité abyssale, s’il en est. Bon, à ceux qui disent que le bougre ne fait rien, je réponds que non, j’ai assisté à un délicat spectacle me prouvant son humanité, du moins son appartenance au domaine du vivant : j’ai pu observer un concombre de mer faire caca... J’étais morte de rire sous l’eau, j’ai dû passer pour la folle du coin.

 

 

Le retour s’est fait à la voile, en bikini et un verre de champomy à la main, la classe. Je suis revenue enchantée de la journée, bronzée et en pleine forme pour mon départ demain vers Port Douglas, un peu plus au Nord, avant de rallier Cape Tribulation et son parc national où j’irai bien me dégourdir les mollets s’il ne fait pas trop chaud. Ben oui, c’est pas facile tous les jours d’être sous les palmiers par 30 degrés, vous êtes rigolos, vous…

27-04-2007

Permalink Pays: Australie

De passage à Sydney

Après cette virée et des adieux émus, nos chemins commencent à se séparer… Cédric et moi partons à Sydney où nous arrivons frais comme des gardons séchés après 12 h de bus. Surprise du chef : l’auberge est encore fermée à cette heure matinale, nous devons donc patienter sur le trottoir de King’s Cross, ce qui nous permet d’observer la routine dominicale de ce quartier réputé un peu chaud (c’est moi qui dis ça, Cédric a grandi à Pigalle et est complètement blasé). Nous avons donc eu droit, dans l’ordre, aux putes qui rentrent se coucher, aux vendeurs de speed qui bradent leur marchandise, aux clochards qui se tapent sur la gueule, pour finir sur une note plus guillerette : le mec bourré qui descend en courant la rue à poil, son calbut sur la tête. Normal, bienvenue à King’s Cross. Les gens n’ont même pas tourné la tête. Je passe donc une grosse semaine à Sydney, le temps de revoir Ludi avant son départ pour Perth, Vanessa (et de rencontrer sa moitié, Terence dit Billy, dit Paulo), Aude, Isaac, Kenny et le reste de mes compères du début de mon séjour et de préparer la suite de mon périple. Ce sera donc Cairns, dans le Nord du pays… Je suis bien contente à l’idée de revoir le soleil, Sydney s’est transformée en baignoire pour fêter le début de l’automne. L’idée est de rallier doucement Brisbane en descendant la côte et en faisant des petits arrêts sympas sur la route. Et en bossant un peu aussi, la vie n’étant toujours pas gratuite en Australie. J’en profite pour remercier celui qui a eu la riche idée de fêter mon départ : innocente, je pensais qu’on boirait vite fait l’apéro et que je pourrais ensuite rentrer faire mes sacs avant d’entamer une bonne nuit de sommeil… Ouais, c’est ça, Véro… Je suis rentrée à 5 h du matin les pieds en sang (pourquoi mais pourquoi faut-il toujours que je mette des talons quand je sais que je vais rentrer à pattes ???) mais réchauffée par les Sambuca sponsorisées par mes amis tristes de me voir partir ? Merci mes canards ! Bon pied bon œil, j’ai fini ma nuit dans l’avion avant d’arriver à Cairns sous un ciel radieux. Radieuse, je l’étais un peu moins, sachant que mon sac à dos atteint désormais le poids respectable de 21,5 kg… Et encore, j’ai jeté pas mal de trucs et réquisitionné le quart du grenier d’Isaac pour y entreposer les affaires qui se sont finalement révélées inutiles. J’appréhende déjà le retour définitif. Ca se loue, un porte-avions ? Bref, première après-midi tranquille à Cairns, passée à bouquiner au bord de la piscine de mon auberge (je sais, je ne me refuse rien) et à me balader le long de la mer sous les palmiers… A première vue, la ville est très agréable, les gens sont détendus, l’atmosphère estivale, forcément et on se repose du bruit et du stress de Sydney. Je me verrais bien rester un peu ici, moi…

27-04-2007

Permalink Pays: Australie

On the Great Ocean Road

On the Great Ocean Road Comme d’hab, on avait tout prévu : se lever tôt, aller chercher la voiture de location, aller retrouver nos deux mecs à l’auberge, boire un café ensemble pour se mettre en jambe et partir à 9 h pétantes histoire d’avoir toute la journée devant nous. Tout prévu, donc, sauf que Seamus, notre boulet irlandais, ferait tomber son portable dans sa pinte la veille et serait donc incapable à joindre, et donc à réveiller. Bref, vers 13 h, après moult péripéties, on se retrouve enfin tous les quatre (dont un qui s’est mis en veilleuse assez rapidement, mort de honte d’avoir perturbé note emploi du temps à cause de sa maladresse légendaire associée à une tendance à bien lever le coude, non non, je ne vise personne en particulier) dans notre superbe berline en route pour Apollo Bay. Sharon n’en pouvant plus de la Toyota minuscule qu’on avait en Tasmanie et qui exigeait tous nos talents d’experts en Tetris quand il fallait caser tout notre barda dans le coffre le matin, nous avons eu le plaisir de faire nos riches pendant quelques jours… Nous avons donc passé trois journées d’enfer à nous balader le long de la route la plus panoramique de la planète… Au bout d’un moment, on a arrêté de faire une pause photo à chaque panneau « look-out » sinon le chemin nous aurait pris cinq mois. Les grands moments de ce voyage: les koalas qui glandouillent dans les arbres le long de la route (c’est vrai que j’en ramènerais bien un à la maison pour tenir compagnie à mon pingouin, ils sont quand même bien mignons, à grignoter leurs pousses d’eucalyptus à 2 à l’heure), Sharon allant chasser les émeus (c’était avant qu’un automobiliste ne s’arrête pour nous prévenir que les bestioles éventrent les gens jugés dangereux pour leur progéniture…), le tour en hélico au dessus des 12 apôtres (j’ai bien géré le décollage mais j’avais un peu les mains qui tremblaient après que le pilote nous a fait un petit atterrissage à la James Bond sur la requête de Cédric et Seamus, les grands aventuriers de ce siècle), les pizzas sur la plage, la balade dans le parc des Grampians (c’est vrai, si on était arrivés plus tôt, on aurait pu se taper l’escalade jusqu’au sommet mais bon, faut pas pousser, on est tout de même en vacances…) et les grands débats australo-irlando-français sur la façon de conduire de Sharon et de Seamus, sur la température idéale de la bière, la station de radio qu’on voulait écouter dans la voiture, les mérites de dormir à poil, le sens de la vie, la meilleure façon de manger des pommes de terre, j’en passe et des meilleures.

07-04-2007

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Good bye Tasmania

Good bye Tasmania Après le départ de Sharon, je passe les deux derniers jours à me balader avec Seamus dans Hobart et à écumer les pubs irlandais de la ville en compagnie d’Irlandais et d’Allemands rencontrés à l’auberge… Après quelques démêlés à la douane (j’avais un peu zappé les consignes de sécurité et n’avais pas moins de deux couteaux suisses, un coupe-ongles et une paire de ciseaux dans mon bagage à main), nous arrivons à Melbourne sous le soleil… Et décidons de repartir illico ! Demain matin, donc, départ pour la Great Ocean Road, une route qui longe la côte sud de l’Australie, de Melbourne à Adélaïde avec Sharon, Seamus et Cédric, qui se greffe à notre petit équipe avant de rentrer à Sydney.

04-04-2007

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Port Arthur

 

Le mercredi, pour la deuxième fois de notre voyage, nous n’écoutons que notre courage et nous levons à 5h00 pour aller voir le lever de soleil à l’endroit où nous étions la veille. Après une brève course contre le soleil, nous parvenons au sommet et ni le froid ni la fatigue qui pique les yeux ne parviennent à nous gâcher le panorama.

 

Nous finissons ensuite par céder aux lamentations de Sharon qui voulait absolument aller visiter un petit zoo sur la route et ne l’avons pas regretté. Avec le ticket d’entrée, on reçoit chacun un sachet de nourriture qui nous permet de nous attirer les bonnes grâces des divers bestiaux. Au bout de 10 minutes, c’est l’hystérie la plus totale, nous poursuivons les wallabies, bombardons les émeus et papouillons les bébés wombats… Je vois enfin mon premier diable de Tasmanie, dont la vie en captivité doit un peu opprimer le ciboulot car il ne cessera de faire des tours de son enclos au petit trot pendant les 2h30 que dureront notre visite… Les koalas sont assez chou, mais ne brillent pas particulièrement par leur vivacité. À part mâcher des pousses d’eucalyptus, ils se révèlent même foncièrement inutiles, pour être honnête.

 

Nous nous arrêtons ensuite sur une petite plage où le charme naturel de Sharon frappe une fois de plus : nous rencontrons Tim et Damian , deux Australiens qui nous amènent faire un tour en bateau le long des côtes et des grottes sous un ciel azur… On aura le plaisir d’observer une feeding frenzy, c’est-à-dire une espèce d’amas de phoques, de goélands du Pacifique, d’albatros et de nombreux poissons, tout le monde essayant soit de sauver sa peau ou de s’en mettre le plus possible dans la panse.

 

Suit une brève visite de la Remarkable Cave qui n’a de remarquable que le nom. Je suis mauvaise langue, c’est une grotte qui présente tout de même la particularité d’avoir une entrée qui reproduit assez fidèlement le forme de la Tasmanie. Mais bon, ça casse pas trois pattes à un canard non plus.

 

Nous finissons la journée à Port Arthur, petite bourgade qui a le triste honneur d’avoir couvé en son sein le pire mass murder ayant jamais existé. On cherche la ville pendant une bonne demi-heure, avant de s’arrêter devant un pépé rigolard qui nous explique que nous nous trouvons sur la principale artère. Je tourne la tête, à gauche, une épicerie, à droite, un bar PMU, et c’est tout. Bref moment de solitude.

 

On verra tout de même la ville fantôme, qui abritait notamment des prisonniers et des délinquants juvéniles dont la vie ne devait pas être très marrante, à en juger par la taille des cellules et l’absence de commodités dans les ruines.

 

 

03-04-2007

Permalink Pays: Australie

Tahune Forest Reserve

 

Le lendemain, nous partons faire le Tahune Airwalk, qui est une sorte de passerelle au milieu de la forêt et qui offre une balade sur la cime des arbres, à quelque 40 mètres de hauteur. Ceux qui me connaissent n’ignorent pas que j’ai tendance à avoir le vertige en descendant les escaliers… Je suis donc très fière d’annoncer que j’ai fait toute la balade sans vomir ou m’évanouir. Bon, j’ai pas lâché la main courante (on remarque d’ailleurs mon sourire légèrement crispé sur les photos) et je me suis arrêtée 20 mètres avant la fin, où le pont surplombe la rivière à 50 mètres de haut et ne repose plus sur aucun pilier, de qui fait qu’on sent bien le sol trembler sous ses pieds… Toujours en quête de sensations fortes, Sharon s’offre ensuite un petit tour en glider, une sorte de parapente accroché à un câble qui dégringole à travers la forêt…

 

Nous finissons la journée par un coucher de soleil sur le Mount Wellington qui surplombe Hobart. La vue à 360 degrés est fantastique et vaut bien la perte de quelques orteils à cause du froid.

01-04-2007

Permalink Pays: Australie

Wineglass Bay et Bicheno

 

 

Le dimanche, on part faire ce qui restera mon meilleur souvenir du séjour : une petite rando dans la montagne qui nous mènera à la Wineglass Bay, une des plus belles plages du monde, si j’en crois mon Lonely Planet. L’ascension est rude et on transpire comme des brutes, nous arrêtant de temps en temps pour nous rafraîchir en nous collant aux gros rochers glacials qui jalonnent le chemin. Des efforts qui valent le coup quand nous arrivons sur la plage : du sable blanc, deux pauvres touristes au loin, des albatros qui pêchent à quelques mètres de nous et le plaisir de faire valdinguer nos chaussures de marche pour aller se baigner… Sur le chemin du retour, nous croisons quelques kangourous et trouvons une des curiosités locales au pied d’un arbre : des champignons hallucinogènes que nous décidons sagement de laisser prospérer pour els prochains randonneurs en quête de sensations fortes.

 

Le soir, après s’être goinfrés de noix de Saint-Jacques à quelques dollars le kilo, on remonte dans notre petite voiture et partons chasser le pingouin le long des plages. Les nombreux panneaux sur le bord de la route nous font espérer le meilleur mais las, on ne verra pas le bout du bec d’un pingouin… On a bien eu une fausse alerte à un moment, en voyant un truc noir sortir de l’eau. On l’a coursé dans le noir sur 100 mètres, jusqu’au moment où il est parti se réfugier dans un champ voisin, ce qui a quelques peu semé le doute dans nos esprits troublés. Nous sommes tombés d’accord sur le fait que c’était sans doute un gros rat et l’avons maudit jusqu’à la huitième génération avant d’aller nous coucher.

 

Le lundi, nous sommes motivés comme jamais : tout le monde est debout sur le pont à 4h30 pour aller voir le lever de soleil sur la plage. Finalement, on s’était un peu plantés au niveau timing, et l’heure d’attente par moins 40 degrés nous paraîtra bien longue… Mais un ciel rouge finit par nous réchauffer. Dans la foulée, on part admirer un blowhole, qui est bien mais pas top : en Bretagne, on appellerait ça des embruns. Ici, c’est signalé dans tous les guides, il y a des panneaux tous les 200 mètres sur le bord de la route, les locaux vendent des cartes postales de ce phénomène exceptionnel et limite, ils sacrifient des vierges les nuits de pleine lune pour lui rendre hommage. Avant de quitter Bicheno, nous passons une bonne heure sur une plage à pingouins sans pingouins, pour changer. Après une sieste sur le bord de la route, et un réveil difficile pour Seamus (Sharon et moi avions trouvé très drôle de le couvrir de mie de pain, si bien qu’il a été réveillé par les coups de bec des mouettes du coin, arrivées en trombe), nous partons pour Hobart, la plus grande ville de la Tasmanie.

Véronique

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