31-03-2007

Permalink Pays: Australie

Cataract Gorge

Le samedi, après être allés pique-niquer au bord de l’eau et se balader le long de la Cataract Gorge (puis au dessus en télésiège !), nous quittons Launceston et mettons le cap sur Bicheno, petit bled au bord de la mer. En chemin, nous avons le plaisir de croiser d’innombrables animaux, certes le plus souvent assez plats et sanglants mais bon, faut pas faire les difficiles non plus. Passage obligé et dont nous laissons l’honneur à Saron, amie des bêtes à tendance psychopathe morbide : aller checker la poche des kangourous pour voir s’il n’y a pas de bébé dedans, car la poche se rétracte lorsque la maman est renversée, ce qui peut provoquer la mort du petit sur le long terme. Je refuse à deux reprises de prêter mon couteau suisse à Sharon, qui décide qu’elle ne peut décemment retourner à Sydney sans un porte-clefs en queue de possum coupée par ses soins. Beurk.

 

31-03-2007

Permalink Pays: Australie

3ème jour : Liffey water falls

Après une grasse matinée bien méritée, nous partons rejoindre Tim et Graham, deux Zimbabwéens croisés sur le ferry et de nouveau au pub. L’un habite ici et nous emmène faire une super balade à travers la rain forest pour aller admirer des chutes d’eau. Grand moment : on voit (bon, de loin et vite fait, mais bon…) un ornithorynque batifoler dans l’onde claire, ce qui est rare car le bougre est d’habitude assez trouillard. Le chemin en voiture sera aussi super, avec des montagnes bleues en arrière-plan, des forêts d’eucalyptus, des arcs-en-ciel à foison et pas mal de bestioles qui croisent la route devant nous. Les photos arrivent, patience !

31-03-2007

Permalink Pays: Australie

Deux diablesses en Tasmanie

5 semaines à Melbourne auront suffi, je décide d’aller me dégourdir les pattes en Tasmanie. Finalement, je finis par rallier une de mes petites camarades de chambre à ma cause, en l’occurrence Sharon, une Sydneysider en quête d’aventure, et instit en maternelle dans la vie… Nous embarquons donc ensemble sur le Spirit of Tasmania, un ferry qui assure la liaison en 11 h, bien décidées à contrôler la véracité de la légende tenace selon laquelle les Tasmans auraient eu à une certaine époque eu quelque peu tendance à se reproduire entre eux… Sans être méchantes, Sharon et moi avons tout de même eu un peu peur sur le bateau en voyant certains spécimens ! Même dans la rue, on a eu quelques petites frayeurs, entre autres lors de notre rencontre avec des officiers de police complètement dégénérés (5 yeux à eux deux). La traversée se passe bien, même si le roulis donne l’impression d’être constamment à trois grammes. Nous partons explorer en titubant le bateau, sommes très déçues par l’absence de piscine ou de sauna et allons perdre 5 dollars au casino avant d’aller échouer sur les banquettes du resto pour la fin de la nuit. Ben oui, on n’avait bien sûr pas de couchettes mais des sièges limite pas inclinables, placés à l’endroit où je suis sûre que nous aurions été les premières victimes en cas de naufrage ou de collision frontale avec Moby Dick. Arrivées à Devonport, nous mettons le cap sur notre auberge de jeunesse, idéalement située dans les quartiers d’un ancien hôpital psy. D’ordinaire pas trop trouillarde ou superstitieuse, j’avoue tout de même que je n’irai pas me balader dans les longs couloirs verdâtres la nuit, il y a une petite atmosphère sympathoche qui n’est pas sans rappeler celle du sixième sens, avec les courants d’air qui font claquer les portes et la pluie qui frappe aux carreaux… Sans compter les innombrables asiatiques qui sillonnent les couloirs et ont l’air trop souriants pour être honnêtes. Parano, moi ? Jamais. Nous avons commencé cette première journée tasmanienne par une sieste, car nous sommes toutes les deux un peu patraques. Comme le résume très bien Sharon, « we came here for the fucking fresh air and we both feel like shit ». Ensuite, balade sous la pluie à travers la très jolie zone industrielle de Devonport avant de terminer dignement la journée en volant un caddie de supermarché pour rapatrier nos provisions du pique-nique du lendemain à notre auberge. Pour lutter contre l’atmosphère déprimante (et compenser le fait que Sharon a malencontreusement renversé notre repas de soir sur la moquette…), nous allons emprunter un DVD, dont nous verrons les 10 premières minutes, avant de se rendormir comme des masses. 2ème jour : Cradle Mountains Le lendemain matin, nous prenons un petit-déjeuner avec Seamus, un copain Irlandais de Melbourne rencontré par hasard sur le ferry. Un mec adorable, qui présente tout de même l’inconvénient d’avoir le pire accent que j’ai jamais entendu. Même Sharon faisait semblant de comprendre ce qu’il disait… De fil en aiguille, Sharon et moi le convainquons que son séjour sera beaucoup mieux s’il nous prend avec lui et une heure plus tard, nous sommes tous les trois dans sa petite bagnole, en route vers le parc national des Cradle mountains. Je pense qu’il a un peu regretté sa décision quand il a vu le tas de bagages que nous avions réussi à accumuler à deux, mais finalement, il a fini par reconnaître la nécessité de voyager avec un oreiller en plumes de 50 cm sur 1 mètre (Sharon), d’un sac de trois kilos de tomates bio (Sharon), d’un vanity rose fuschia (idem) et de 4 paires de chaussures différents (je). Après quelques péripéties (pas ma de kangourous écrasés sur la route…), nous arrivons au parc. Motivés à bloc, nous ne nous laissons pas démonter par la pluie violente et partons à l’assaut du mont Cradle. Finalement, il s’avère que l’on avait bien fait de partir un peu suréquipés pour une rando de 3 h car les gants, écharpes, bonnets et autres polaires nous ont sauvé la vie : au sommet, les rafales de vent glacial nous empêchaient presque de tenir debout et la pluie ne nous a pas laissé beaucoup de vêtements secs… Enfin, nous sommes revenus super contents de cette balade qui nous aura permis de voir un wallaby de près, ainsi qu’un gros wombat tout gras et tout pelucheux qui s’est retrouvé coincé dans une conduite d’eau en fuyant à notre approche. En partant, nous faisons une halte à la nursery de wallabies, arrêt qui nous prendra un peu plus de temps que prévu car Sharon avait décidé qu’elle partirait avec un bébé wallaby, quitte à ligoter le veto sur une chaise et à partir sur les chapeaux de roue avec la bestiole qui lui griffe le menton. Nous mettons ensuite le cap sur Launceston. Comme c’est moi la co-pilote, on se paume forcément un peu et faisons une halte dans le bled le plus déprimant de tout l’univers. A 19 h, il ne reste qu’un magasin d’ouvert, qui fait bar, resto, location de DVD (5 en stock, dont pas un avait moins de 4 ans), papeterie, pharmacie, poste et probablement aussi dentiste et taxidermiste. Il n’y a qu’une rue, ce qui nous permet de démarrer en trombe après notre repas, contents de fuir ce bled. Constatation sans appel de Sharon sur l’ensemble des locaux croisés pendant cette halte: « there was something weird in their eyes »… On n’osait pas le dire tout haut, elle l’a fait. A Launceston, nous logeons au-dessus d’un pub irlandais (pour rendre honneur aux origines de notre chauffeur), ce qui fait que nous nous sentons obligés d’aller descendre une pinte au bar pour se féliciter de nos exploits sportifs de la journée. Finalement, on finira à la discothèque-super-djeuns de la ville, où nous aurons l’honneur de rencontrer quelques spécimens tasmaniens qui renforcent notre théorie de la consanguinité. Vers 4 h du mat, après la 5ème baston qui éclate devant nous, nous décidons de rentrer sagement nous coucher.

27-03-2007

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Les gens...

Quelques photos histoire de mettre des visages sur les noms… On verra tout d’abord la petite équipe des Frenchies de Sydney, toujours prête pour une bataille au mousseux (ce n‘est pas aussi décadent que cela en a l’air, il est vraiment dégueulasse et pas cher) pour fêter un départ, une arrivée, voire un mardi soir au tristement célèbre Gaff. Avant d’aller échouer au Hungry Jack devant un hamburger à la betterave. On remarquera ensuite le possum de Hyde Park, qui nous aura bien fait courir avant de finalement se laisser capturer sur pellicule. Et on finira par les fidèles anglophones du BBs, j’ai nommé Naomi, Patrice et Raph :)

07-03-2007

Permalink Pays: Australie

Et avec ça, qu’est-ce que je vous sers ?

Déjà deux bonnes semaines que je suis arrivée à Melbourne et je suis assez fière d’annoncer que j’ai trouvé un job. Après avoir fait un tri dans les offres d’emploi affichées dans notre auberge (moyennement envie d’aller ramasser des raisins sous le cagnard ou d’aller danser autour d’une barre métallique en montrant notre QI à tous les passants), Ludi et moi nous rabattons sur les postes en bar et dégotons un essai au Royal Melbourne Hotel, qui a l’avantage d’être à environ 30 mètres de notre tanière. C’est un établissement assez classe, en briques, qui fait resto, bar et boîte le week-end. Pour la petite histoire, c’est une ancienne prison qui serait hantée… Perso, j’ai encore rien vu. Ludi bosse au bar et moi, après avoir baratiné le manager à propos de ma soi-disant expérience dans la restauration, me voit assigner le rôle de serveuse. Jusque-là, tout va bien. Sauf que ceux qui me connaissent savent que je présente tout de même la particularité d’avoir deux bras en mousse. Pour mémoire, je rappellerai aux oublieux que j’avais tout de même dû à l’époque raconter à mon prof de conduite que je m’étais récemment cassé le bras pour justifier le fait que je n’avais pas assez de force pour desserrer le frein à main d’une seule main… Bref, je ne sais pas comment j’ai fait pour réussir mon essai. J’ai rapidement abandonné l’idée de porter deux assiettes avec la même main et me suis concentrée sur un objectif : apporter l’assiette à bon port avec à peu près la même quantité de bouffe à l’intérieur qu’à son départ de la cuisine. Le challenge de la mort qui tue. La journée avançant, je monte en grade (le manager a vite repéré que je présentais des capacités hors du commun) et m’octroie l’insigne honneur de bosser au bar. Je nettoie les verres, les mets à laver, ramasse les verres vides dans la salle et ai même parfois droit de servir les clients. Youpi ! Ramasser des verres, ça paraît de prime abord très simple. Ouais, sauf que je dois les mettre sur un plateau, en équilibre sur mes frêles doigts et slalomer entre les clients avec classe et assurance. Genre. Bilan de la première journée : bien mais pas top. Disons que si on m’avait retenu sur ma paie un dollar pour chaque verre cassé, je serais repartie non seulement les poches vides mais également avec une dette au moins équivalente au PIB de la Guinée-Bissau. Pour ma défense, j’ai tout de même essuyé deux attaques kamikazes de mecs fortement imbibés et occupés à danser sur du Abba, avec à chaque fois un gros crash sur le dance floor à la clé… J’ai été assez mortifiée par mon premier plateau renversé : une tablée de 15 mecs avait dû remarquer que c’était mon premier jour et surveillait tous mes mouvements… Quand les verres ont touché le sol, ils se sont tous levés en criant « olé » ! J’en ai encore les joues qui chauffent. Sur les photos, vous pourrez admirer ma tenue de travail, l’élégance naturelle avec laquelle je porte un plateau et également découvrir Ludi, dite « la planquée » en train de faire semblant de bosser derrière le bar pendant que d’autres s’escriment à arpenter la salle au pas de course sous les yeux revolver de leur cheftaine. Je dis ça, je dis rien.

Véronique

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