09-02-2007

Permalink Pays: Australie

Welcome to Poufland

Autant vous prévenir, ce billet ne va pas me valoir que des amies.

Je m’excuse d’avance auprès de toutes mes copines australiennes. Bon, en même temps, c’est vite fait, je n’en ai qu’une. Mais il faut savoir que les lignes qui vont suivre sont le fruit de longues heures d’observation, de discussion avec l’ennemi et d’enquêtes approfondies… Je ne fais que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : ce billet m’a été commandité par Cédric, Aude, Raphaël, Domina, Ludi, Naomi, Guillaume et Patrice pour n’en citer que quelques-uns…

Il est temps que la lumière soit faite sur les Australiennes.

Et puis attention, hein, je vais traiter ici de l’Australienne telle qu’on la trouve dans les endroits que je fréquente le plus, à savoir la plage, les bars et autres boîtes glauques ainsi que les rues de Sydney quand j’ai raté le dernier bus (soit un soir sur deux). Cette étude est donc pas du tout scientifique et complètement biaisée…

Quelques éléments de base :

- L’Australienne n’est pas classe.
Combien de fois l’avons-nous croisée, affalée sur un banc, les jambes écartées, sa robe arachnéenne pleine de tâches de vin rouge à 10 dollars la bouteille, son faux sac Vuitton soigneusement posé dans une fraîche mare de vomi ?

- L’Australienne est saoule.
En tout chemin, en tout lieu, telle Sœur Sourire. Mais pas plus que l’Australien, qui aura en temps et en heure aussi son article sur mon blog.

- L’Australienne a une voix épouvantable.
Combien de fois avons-nous frémi au son de sa voix de crécelle commandant une coupette de faux champagne ou racontant son ouiquend à ses amies et partant dans des aigus qui ont manqué faire exploser la coupette sus-citée ?
Note à l’attention des linguistes : toute comme sa consoeur l’Américaine, l’Australienne aime à ponctuer ses phrases de « like, hum, you know » et autres « do you know what I mean ». C’est con parce qu’on sait toujours ce qu’elle means, vu que ça pète généralement pas trois pattes à un canard, une blonde.

- L’Australienne est blonde.
Mais fausse, hein. Avec les sourcils noirs et les grosses racines qui vont avec. Et le QI, souvent.

- L’Australienne ne sait pas s’habiller.
Sa garde-robe est trop souvent régie par le concept « the shorter, the better » .
Nous (= les Françaises, connues pour notre raffinement et notre bon goût) envisageons de faire interdire :
- les robes de grossesse qu‘elles aiment à porter en toute occasion (mais jamais quand elles sont enceintes, of course)
- les ceintures en cuir portées très très serrées juste sous les faux seins qui se trouvent ainsi coincés sous le menton, les pauvres
- les lunettes de soleil à faire pâlir d’envie Buck Danny et tout mouche qui se respecte
- les chaussures en plastique rose, à talons de 10 cm
- les gros soutifs grisâtres portés sous les dos-nus, les robes décolletées et les maillots de bain (pourquoi mais pourquoi ???).
- les imprimés panthère, les plumes dans les cheveux et les paillettes sur les joues pour aller faire ses courses au Monop... L'Australienne est la reine de l'overdressing, le point culminant étant atteint le jour de la Melbourne Cup.

- L’Australienne porte des faux ongles.
Oui mais aux orteils !!!!!! Je ne savais même pas que c’était possible, et pourtant, je suis un peu une pétasse, il faut bien le reconnaître.

- L’Australienne est sportive.
Mais à sa façon : toute australienne qui se respecte à son abonnement à Fitness first où elle va plusieurs fois par semaine suer sur un tapis roulant ou un rameur avant d’aller se descendre un tonneau ou deux de bière avec ses amies au pub du coin. À l’instar de la pintade, l’Australienne se déplace en groupe, jacasse fort et a souvent la cuisse grasse.

Pour illustrer mon propos, je vais tacher de faire quelques photos lors de mes prochaines soirées. Pour vous mettre en jambe, voici quelques photos prises incognito au Gaff, haut lieu de la culture sydneyenne. C’est court, c’est caliente et c’est porté avec classe.

Bien sûr, il existe aussi des Australiennes cultivées, drôles, ouvertes et naturelles mais
1) c’est beaucoup moins marrant de parler d’elles
2) je ne sais pas où les trouver.





09-02-2007

Permalink Pays: Australie

¡No Pasarán!

J’ai quitté fin janvier mon loft avec vue pour réintégrer mes quartiers initiaux dans ma banlieue populo. Sauf que cette fois, j’ai une chambre rien qu’à moi puisque Dave est parti vadrouiller en Asie et que j’ai pris sa place d’ici mon départ pour Melbourne, prévu le 15.

Jusque-là, donc, tout va bien.

Sauf que depuis quelques jours, avec l’arrivée des grosses chaleurs, c’est la fête du slip chez les cafards : ils se baladent partout, avec leurs antennes tremblotantes, leurs petites pattes qui courent très vite, leurs yeux vicieux et leurs abdomens remplis des prochaines générations.

Heureusement, il y a Findus Mortein. J’explique : c’est un truc tellement toxique que quand tu regardes la bouteille, t’as déjà la tête qui tourne. Et les gars qui ont inventé ça étaient vraiment de gros pervers : ils ont mis un super embout bien long qui permet d’aller choper l’ignoble cafard dans les coins ou sous les meubles où il va lâchement se réfugier. Inutile de dire que ce spray est devenu mon meilleur ami et que depuis, on peut souvent entendre le « psch » du vapo, accompagné de mon rire strident et du boum provoqué par la tête du cafard heurtant le sol. Oui, c’est gros, un cafard australien.

Un malheur en remplace hélas bien vite un autre : je rentre l’autre jour de boîte ne sachant même plus comment je m’appelle de mon footing matinal et là, sur le sol de ma chambre (ceux qui me connaissent savent que c’est souvent là que je range mes affaires), je trouve des petits bouts de papiers étalés partout et une tablette de chocolat qui faisait partie de mes colis de Noël bien entamée… My God, il y a des rats. Impression confirmée le lendemain où je surprends un rongeur gros comme un chat en train de boulotter mes crumpets.

Message reçu les mecs, c’est la guerre. Les crumpets, ça va, mais j’ai bien perdu deux carrés de chocolat suisse (Stee, t'inquiète pas, j'ai vite mangé le reste avant qu'il ne soit trop tard), et ça, c’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres. C'est bien comme ça qu'on dit, non ?

Je me rends donc d’un pas martial avec Isaac au supermarché et après une étude comparative des différentes techniques, nous achetons des pièges à rats.

Avec l’aide de la tapette géante (mais non, je ne me permettrais jamais de parler d’Isaac comme ça), je vais donc purifier la cuisine. On a mis du beurre de cacahouète sur le truc et on attend les résultats pour l’instant. Autant vous dire tout de suite que ce n’est pas moi qui enlèverais le cadavre, mais bon, je ferai sans doute une petite danse de la victoire autour du rat décapité pour fêter ça.

Avant que tous ses potes ne viennent le venger. ARGH.

Véronique

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