28-10-2006

Permalink Pays: Australie

Ze visit of ze city

Après quelques jours, j’ai enfin le temps d’aller découvrir la ville : bizarrement, elle ne correspond pas vraiment à ce que j’attendais, mais je ne suis pas déçue pour autant ! Tout est dans les petits détails qui me rappellent sans cesse que je suis à l’autre bout du monde : les ibis qui se baladent tranquillou dans la rue (la première fois, j’étais hystérique, avant de découvrir qu’ils sont l’équivalent de nos sales pigeons parisiens), le fait que tout le monde se balade en tongs, les odeurs de fleurs et les nombreux jacarandas qui ne sont pas sans me rappeler la Zambie, le côté incroyablement multiculturel de la population, les possums qui se baladent dans le jardin (ça vaut pas un koala mais c’est sympa quand même), l’accent fleuri des Australiens (alors là, si vous aimez les diphtongues, vous allez être servis)…

Je laisse parler les photos pour le reste.

23-10-2006

Permalink Pays: Australie

Sydney, enfin !

Je ne vais pas mentir, je me suis réveillée quand l’avion a atterri à Sydney. Bref passage à la douane, le temps de récupérer mon visa et de me faire délester de mes saucissons sous vide (désolé David mais je n’ai pas réussi à les convaincre qu’ils étaient inoffensifs et la mention de ze-little-farm-of-Grignon n’a pas eu l’air de les impressionner, ces incultes).

Je débarque donc sous le soleil et ai la surprise de trouver porte close en arrivant chez Isaac… Pas de bol, personne n’est là et je n ai pas accès à mes mails, et n’apprendrai donc que plus tard qu’une clé était planquée à mon attention dans la boîte aux lettres, j’ai donc suscité la curiosité de tout le voisinage en squattant le pas de porte pendant 1h ou 2 avec tous mes sacs (sérieusement, manquait plus que le caddie de supermarché et je faisais le parfait clodo). Finalement, Isaac et ses frères finissent par rappliquer au pas de course et nous fêtons dignement nos retrouvailles autour d’une bière dans le jardin (il est 16h, il fait 30 degrés, le décalage horaire se fait lentement sentir, je me sens lentement glisser de mon fauteuil…).

La cohabitation se passe très bien, l’ambiance est plutôt sympa et mes colocs faciles à vivre. Bien sûr, je cherche une autre solution pour le long terme parce que je ne vais pas non plus squatter indéfiniment le canapé.

Mais c’est fort agréable de pouvoir refaire le monde avec Isaac le soir quand il rentre du boulot, de découvrir les secrets de la Playstation avec David et d’aller faire les courses avec Luke (« vous n’avez pas de Vegemite en France ???? »). Pour info, la Vegemite est une espèce de pâte à tartiner foncée, très salée et à base de levure de bière. C’est fin, très fin et ça se mange sans faim. Restons sérieux, il y a pire mais y a mieux (le nutella par exemple).

Pour l’intégration, ça se passe bien, je participe au quiz du jeudi du bar fétiche de mes copains australiens. J’ai déchiré sur les capitales africaines et sur les films avec Juliette Binoche, un peu moins sur les victoires australiennes en cricket. On a tout de même gagné le premier prix, un bon à valider au bar. Ouille, ça fait mal à la tête le lendemain matin, les quizzzzz ?

22-10-2006

Permalink Pays: Singapour

Quittage de Singapour

Petit cadeau de la compagnie : mon avion pour l’Australie ayant 8h de retard, on me propose une nuit en 4 étoiles, dans un hôtel très chic avec piscine… Je ne dis pas non, ça changera agréablement de mes voisines ronflantes et du gros mossieur-tout-moche-et-tout-nu-qui-sort-de-la-douche de l’auberge de jeunesse.

Comme en prison, j’ai eu le droit de passer un coup de fil pour prévenir de mon retard mais pas de bol, je tombe sur le répondeur d’Isaac. J’ai une brève prière pour qu’il soit là le lendemain à mon arrivée. J’avoue que je me suis sentie un peu pouilleuse avec mon vieux pantalon et mes godasses de marche dans le hall de l’hôtel (le portier était plus classe que moi) mais j’ai assez vite oublié mes états d’âme après une trempette dans l’énorme piscine à débordement et une virée au buffet (sushis à volonté, homard à la louche, fontaine de chocolat où l’on peut tremper des bouts de melon, moi je dis, ça valait bien l’île du Plaisir des 12 travaux d’Astérix).

Seul point noir : le réveil à 2h15 le matin. Ça tombe bien, c’est justement l’heure à laquelle je suis au summum de la forme. J’ai bu 4 cafés entre mon lever et l’avion, avec comme effet pas grand-chose. J’avais tellement une tête de déterrée même le douanier a ri. Je le prends comme un compliment, je fais rire les gens.


18-10-2006

Permalink Pays: Singapour

Après Saint-Malo et Saint-Herblain, Singapour*


*Je précise que ce jeu de mots foireux n’est pas de moi. Le coupable se reconnaîtra. Hein, Papa ?



Pêle-mêle, les quelques trucs qui m’ont fortement interpellée au cours de mon séjour :


- le compte à rebours au feu rouge (je vous raconte pas le stress, plus que deux secondes, une seconde… ARGH).

- dans les transports publics, interdiction de manger, de boire et de s’embrasser… On peut se moucher sans risquer la prison à vie ou pas ?

- dans les rues, le fait qu’il n’y ait aucun chien et au total trois chats (sans queue…) a fait ressurgir mon racisme primaire (« c’est vrai qu’il avait un drôle de goût, ce porc à la cause aigre douce, ce midi… »).

- les souks indiens ou chinois où tu peux tout acheter, des tulipes en plastique aux groins de porcs séchés (miam miam, ça croustille drôlement) en passant par les tongs Gucci à 5 dollars (j’avoue, j’ai craqué) et les lunettes de soleil de Paris Hilton.

- les temples où l’on peut aller brûler ses petits bâtons d’encens (j’ai eu un peu de mal à me fondre dans la masse des fidèles mais j’ai eu la présence d’esprit d’enlever mes chaussures précédemment citées avant d’entrer, genre je connais vos mœurs).

- les gentils gens toujours près à m’indiquer le chemin (comme d’hab, la première chose que je fais en arrivant dans une ville inconnue, c’est me perdre et je n’ai une fois de plus pas dérogé à la règle).

- enfin, les jupes et décolletés qui n’ont rien à envier à leurs collègues d’Europe de l’Est, au niveau du nombre de cm2 utilisés. Le vendredi et le samedi soir sur l’esplanade de Singapour(la balade trendy), y a de la meuf, comme disent les jeunes, et il y a aussi du mâle gominé et Dolce-&-Gabbana-isé, je ne vous dis que ça.


Bon, n’oublions tout de même pas que l’un des côtés les plus agréables du voyage, c’est que l’on peut découvrir plein de bonnes choses à manger. J’avoue que j’en ai bien profité : j’estime que marcher toute la journée par 30 degrés compense bien les rouleaux de printemps, le canard laqué, le crabe au poivre noir (toi, je te retiens, mon coco) et la petite bière du soir sur la terrasse de mon backpacker en compagnie d’autres routards.








18-10-2006

Permalink Pays: Singapour

J’aimerais bien que quelqu’un m'attende…




C’est ce que je me dis à chaque fois que je débarque dans un aéroport, une gare, un arrêt de métro... Et bien souvent, je me dis que c’est débile puisque je ne connais personne là où je vais. Lodgaïk.



Imaginez donc un peu ma surprise en sortant de l’avion à Singapour et en trouvant une p’tite dame toute bridée (d’un autre côté, elle aurait porté un boubou, ça aurait été louche) et toute souriante portant un panneau de 2m sur 2 (oui, j’exagère, mais bon, de toute façon, vous pouvez pas vérifier, na na nère) où figure mon nom.



Deux explications :



a) l’homme de ma vie a enfin trouvé mon adresse, mon téléphone et mon numéro de vol. Il m’attend à la sortie de l’aéroport sur sa blanche aqueunée, haqquenée, acné, euh, mule.



b) il y a une couille dans le potage.



Bien sûr, ils avaient paumé un bagage parmi les 400 présents dans l’avion et devinez sur qui c’est tombé ???? Décidée à ne pas me laisser abattre, je prends mon courage à deux mains et ma valise de l’autre (ce zeugma est dédicacé à J-L B.) et me dirige vers la sortie. Surprise, les Singapouriens sont blagueurs, en fait, mon sac est là, tout gros, tout content. Après des retrouvailles passionnées, hop, je sors prendre un taxi. Et là, le choc. Il fait 35 degrés et l’air est humide, mais humide… C’est le sauna, et ma peau diaphane et veloutée de Bretonne réagit illico. C’est donc transpirante et rouge comme une tomate que j’arrive à mon auberge de jeunesse, fort sympathique au demeurant. Là, pendant 5 jours, je vais voir défiler toutes les nationalités mais dois avouer que mes petites camarades de chambre ont été très bien, à part celle qui puait vraiment grave des pieds et celle qui s’escrimait à me parler en portugais de ses problèmes de pacheport. Je fais également une spéciale dédicace à l’adorable pépé chinois que j’ai initié aux secrets d’Internet et qui m’a dit que je ressemblais à Julia Roberts (« Merci, merci, humble vieillard, je sais, mais c’est plutôt elle qui me ressemble »). Rhoo, ça va, hein, si on peut même plus se jeter des fleurs…









17-10-2006

Permalink

Ayé !

Je viens de passer la douane, mes fidèles compagnons essuient une larme discrète de l’autre côté du portique et je place mon bagage à main sur le tapis roulant en tentant de faire comme s’il ne pesait pas 14 kilos (je remercie au passage le gentil mossieur du comptoir Air France, ainsi que Malik pour lui avoir fait du charme et l’avoir convaincu de fermer les yeux sur ma surcharge pondérale ou plutôt celle de mon sac).



Après ces mois d’attente, c’est bizarre de vivre « pour de vrai » cette scène que j’ai déjà répétée un grand nombre de fois dans ma tête… Le sentiment dominant, c’est tout de même la joie de partir à la découverte, de savoir que dans quelques heures, je débarque à Singapour, à l’autre bout de la mappemonde...



Mon gentil voisin remarque mon sourire béat au moment où l’avion décolle et entame la discussion. Sérieusement, ce mec, c’est Crocodile Dundee, il a tout vu, tout fait et me prépare sur une serviette en papier l’itinéraire à suivre pour découvrir la vraie Australie… Après avoir trinqué avec lui, je peux commencer avec bonheur à baver sur ma couverture Air France, la fatigue et le stress des derniers jours commençant à se faire sentir. Je gagne une invitation à une visite guidée de Singapour en me tapant la causette devant les toilettes avec un sympathique sino-hollandais insomniaque. Sur la fin du voyage, un français psychopathe parcourt tout l’avion à la recherche d’un(e) compatriote volontaire pour partager une chambre d’hôtel avec lui, je me fais toute petite et essaie de faire style je suis asociale et ne comprends pas sa langue. Ça marche plutôt bien. Faut pas déconner, je ne vais pas non plus faire ami-ami avec tout l’avion, je suis pas mère Térésa.

Véronique

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